Waremme Elle fait le pari de l’organique et hausse les tarifs de la collecte des déchets verts et des encombrants.

Cela fait plusieurs semaines que les villes et communes liégeoises se préoccupent de la problématique du tri et du ramassage des déchets. Et pour cause, serait-on tenté d’écrire, au vu de l’augmentation récente de ses tarifs décidée par l’intercommunale Intradel, de l’ordre de 4,8 %, soit une première depuis 2016.

C’est d’ailleurs ce qu’a rappelé l’échevine waremmienne Aurélie Van Keerberghen (PS), à l’occasion d’un point sur la gestion des déchets effectué ce lundi en prélude au conseil communal où le sujet était à l’ordre du jour. En outre, il s’agit pour la Ville, comme souligné par cette dernière, de se conformer au coût-vérité imposé par la Région wallonne ainsi que de respecter le principe du pollueur-payeur.

Ce qui va rester inchangé à Waremme dès 2020, c’est donc la partie forfaitaire de la taxe qui frappe les ménages. Laquelle est fixée à 69 euros pour un isolé, à 115 euros pour un ménage de deux personnes et à 155 euros pour un ménage de trois personnes et plus (ainsi désormais que pour les commerçants). Le nombre de levées relatives aux déchets tout-venant (12 par an), reste également identique, tout comme le prix du kilo supplémentaire de déchets organiques (6 centimes).

La volonté est de favoriser les déchets organiques

La volonté est de favoriser ces derniers, leur nombre de levées passant de 20 à 24. En termes de kilos par habitant et par an, cela donne 40 kilos au lieu de 50 concernant le tout-venant et l’inverse concernant l’organique. Tant les kilos que les levées supplémentaires étant facturés davantage en matière de tout-venant.

Alors que la mise en service du sac P + MC destiné aux emballages en plastique souple est prévue pour le 1er mars prochain, il y aura aussi du neuf en matière de collecte des déchets verts et des encombrants. À savoir, comme rappelé par l’échevine, "deux services additionnels et non obligatoires proposés par la Ville", lesquels ont un coût important. Une hausse des tarifs (de 45 à 90 euros et de 20 à 50 euros) a été décidée, l’objectif étant également d’inciter à recourir au recyparc. Quant au projet pilote de conteneur enterré, sis place Rongvaux depuis le 1er janvier, il sera évalué.

Bruno Boutsen