Gazette de Liége

Dans le cadre du projet de révision du plan de secteur de Liège, en vue du développement de l’activité aéroportuaire de Bierset et de l’activité qui lui est liée ainsi que du redéploiement des forces armées, le collège communal de Grâce-Hollogne a décidé d’émettre un avis favorable. Au conseil de lundi soir, Ecolo a voté contre tandis que le reste de l’opposition (MR, CDH, RVDB et un indépendant) s’est abstenu.

Dans la commune de Maurice Mottard (PS), lui-même concerné puisque son habitation de la chaussée de Liège est intégrée dans la zone d’activité économique mixte, 63 réclamations ont été introduites. Dans la perspective du redéploiement des forces armées, bien que leur départ à l’horizon de 2014 ait été récemment annoncé, le collège attire l’attention sur les difficultés de mobilité déjà rencontrées au niveau du carrefour de la ferme Grisard.

Du côté de la chaussée de Liège et des rues des Grosses pierres et Sainte-Anne, il s’agit d’étendre la zone d’activité économique mixte afin, notamment, de permettre à l’entreprise Mafer de construire des bureaux. Le collège sollicite le placement de dispositifs antibruit et la création de zones tampons tout en suggérant d’éviter les entreprises polluantes et bruyantes.

Sur les dix habitations reprises dans ladite zone, quatre ménages ont fait savoir qu’ils ne souhaitent pas partir. Le collège demande à la SPI + de ne pas inclure ces maisons dans le plan d’expropriation à mettre en œuvre. Les autres ont donc décidé de se laisser exproprier. Le bourgmestre en fait partie !

Bizarrement, ce dossier n’a pas suscité le débat Tout au plus Philippe de Grady (CDH) a-t-il fait remarquer qu’il n’avait pas eu le temps d’étudier le tout. Ce à quoi il lui a été répondu, à juste titre, qu’il avait eu l’occasion de consulter le dossier. Et lorsqu’Angela Quaranta (PS), qui a assuré momentanément la présidence du conseil, vu que le bourgmestre ne pouvait assister aux échanges et au vote, a invité l’assemblée à voter le plan d’expropriation, l’échevin de l’Aménagement du territoire s’est empressé d’intervenir. "Il ne s’agit pas d’un plan d’expropriation mais bien d’une demande de reconnaissance de zone", a-t-il rectifié. Pas vraiment remplacé avantageusement, le bourgmestre !