Le projet Central Piazza n’a pas fini de faire couler de l’encre. Pour rappel, les promoteurs envisagent la construction d’un centre commercial à Soumagne, le long de la N 3. Un site qui accueillerait 21 enseignes et un parking de 800 places.

Si la commune de Soumagne a toujours soutenu ce projet, accordant d’ailleurs le permis de construire, l’UCM et les communes voisines ne le voyaient pas vraiment d’un bon œil. Un problème de concurrence avait notamment été pointé du doigt par certains, craignant pour les commerces verviétois, herviens et fléronnais.

Malgré cette opposition farouche, le comité interministériel avait donné son accord en janvier dernier. Une décision qui avait fait grand bruit à l’époque, l’abstention du ministre PS Marcourt ayant pesé dans la balance.

Cette autorisation avait fait bondir l’UCM, qui avait décidé d’introduire un recours au Conseil d’État. Un avis qui a finalement été entendu puisque l’autorisation ministérielle donnée a été annulée par le Conseil d’État.

Du côté de Charles Janssens, le bourgmestre PS de Soumagne, on accepte la décision tout en restant optimiste. "Actuellement, nous en sommes au stade du projet qui peut encore être adapté pour correspondre aux attentes de tous. Les juristes vont travailler pour obtenir une issue favorable à un dossier qui serait bénéfique à la commune".

Pour l’UCM, la décision est une victoire. "Il s’agit d’un combat pour le maintien d’une offre commerciale diversifiée, de qualité, de proximité, qui assure un équilibre dans le développement urbain. Le projet d’implanter un mammouth commercial en rase campagne est une aberration économique et sociale. Il appartient à présent au comité interministériel de prendre une nouvelle décision conforme à la réalité".