Province Les charpentes des deux tours ont été remises en place ce mercredi après restauration.

ne opération d’envergure" ou encore "une manœuvre exceptionnelle"… Les qualificatifs manquaient ce mercredi au château de Jehay où les charpentes des deux tours, posées au sol depuis un an, ont été remises en place après restauration. Comme rappelé par le député provincial Robert Meureau, président de l’ASBL de gestion du château, ce dernier est classé au patrimoine exceptionnel de Wallonie. Lieu touristique emblématique, il est la propriété de la Province de Liège, et ce, depuis 1999.

À la question de savoir pourquoi une restauration de l’édifice, datant du XVIe siècle et reconnaissable par sa façade en damiers, s’est avérée nécessaire, le directeur général des Infrastructures a apporté une réponse. À savoir que des problèmes de stabilité se sont fait jour dès 2012. "Une restauration avait été effectuée en 1860. On y avait installé une chaufferie et la structure s’en est retrouvée déforcée", a ainsi expliqué ce dernier.

Lequel a également évoqué "de simples fissurations d’éléments porteurs qui ont engendré des désordres au niveau des structures". En ce qui concerne les deux tours du château, il a notamment été constaté que les enrayures, très abîmées, devaient être remplacées. Les charpentes devaient être restaurées et quant aux toitures, un remplacement s’est aussi avéré nécessaire. Le 28 septembre 2018, les charpentes des deux tours ont donc été posées au sol afin de permettre leur restauration.

Cette dernière a nécessité le travail de différents corps de métiers et autres artisans dont des entreprises locales. Et ce mercredi, les tours ont été remontées au moyen d’un imposant engin de chantier. L’opération était délicate puisqu’il a fallu les amener à leur place au bout d’une flèche de 50 mètres.

"Faire du château un musée"

C’est le 6 novembre 2017 qu’a débuté la rénovation du château de Jehay. Laquelle doit donc s’étaler sur plusieurs années mais l’opération réalisée ce mercredi constitue une étape importante. Comme souligné par le député provincial Robert Meureau, cela n’a été possible que grâce à un accord-cadre conclu avec la Région wallonne. Lequel prévoit une intervention de cinq millions d’euros sur sept ans, un solde de trois millions étant pris en charge par la Province.

L’opération de ce mercredi aura mobilisé un budget de 355 000 euros. Une fois que la totalité de l’enveloppe extérieure aura été restaurée, soit a priori pour fin 2020, il s’agira à en croire Robert Meureau de mener à bien le réaménagement intérieur du bâtiment. "Notre objectif est de faire du château un musée", a affirmé ce dernier. 15 600 ardoises et 5,2 m3 de bois, soit du chêne issu de la région de Verviers, auront été nécessaires en vue de leur restauration ainsi que l’intervention d’une grue de 250 tonnes afin de soulever les deux tours pesant respectivement 17 et 19,5 tonnes.

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