Santé C’est en tout cas ce qu’affirme sa directrice générale Stéphanie De Simone.

Stéphanie De Simone est une femme de l’ombre. Ayant une réputation de technicienne, celle qui dirige le Centre hospitalier du bois de l’Abbaye depuis 2001 préfère d’ailleurs parler de l’institution plutôt que d’elle-même. Étant également connue pour avoir présidé récemment et durant un court laps de temps le CA de l’intercommunale Publifin, la socialiste a eu fort à faire ces derniers temps. En effet, comme elle l’indique, "le contexte lié aux soins de santé est particulier".

Et même troublé si l’on en croit cette ancienne diplômée des HEC et comptable de formation, laquelle déplore le fait que "les soins de santé sont devenus une variable d’ajustement". Associant depuis plus de 30 ans Seraing et Flémalle mais aussi Waremme, Saint-Nicolas et Grâce-Hollogne au sein d’une intercommunale, il s’est retrouvé comme d’autres hôpitaux devant des difficultés.

Lesquelles ont conduit Stéphanie De Simone à devoir s’expliquer auprès des communes associées. Ce que cette défenseuse du service public a fait sans rechigner. Quant à la situation financière du CHBA, sa DG reconnaît qu’elle est délicate. "Cela a suscité des questions légitimes", juge-t-elle.

"On ne touche pas qu'à la masse salariale"

Et de faire référence au plan financier pluriannuel "qui prévoit des déficits", de l’ordre de 1,7 à 3 millions d’euros. "On tient la route par rapport aux prévisions" mais de nouvelles mesures d’économie tous azimuts ont été nécessaires. Et ce qu’il s’agisse du personnel - "on ne touche pas qu’à la masse salariale" -, de l’énergie ou de la logistique. Concernant l’action des "blouses blanches", Stéphanie De Simone dit la comprendre. Mais d’estimer que la gestionnaire sensible au bien-être des patients et à la qualité des soins qu’elle dit être fait ce qu’elle peut compte tenu de marges budgétaires réduites.

Bruno Boutsen