Santé Déjà fragilisés, 11 patients ont été isolés et leur état de santé est stable.

Le coronavirus n’en finit pas de faire son lot de victimes, en ce compris au sein de milieux d’accueil confinés.

C’est ainsi que 11 cas désormais avérés ont été détectés parmi les 120 patients du Centre neurologique et de réadaptation fonctionnelle (CNRF) de Fraiture-en-Condroz.

Lequel, ayant fusionné depuis le 1er janvier 2019 avec le CHU de Liège, accueille des patients atteints de pathologies lourdes (AVC, Parkinson, sclérose en plaques, etc.).

Contacté par nos soins, le neurologue Daniel Guillaume, ancien directeur médical du site, confirme cette situation mais estime qu’elle est sous contrôle. En effet, l’ensemble des patients infectés ont été isolés dans leur chambre au 2e étage de l’établissement.

S’il s’agit donc de patients déjà fragilisés, leur état de santé est stable à ce stade selon notre interlocuteur.

Sur un total de 250 personnes, 5 membres du personnel soignant dont 2 médecins ont également été écartés.

Et ce car ils présentaient des symptômes du virus, d’autres plus âgés ou au système immunitaire affaibli ayant aussi été écartés préventivement par leur médecin traitant.

Outre les 11 cas avérés, il existe plusieurs suspicions d’autres cas. La contamination étant relativement aisée au vu de la promiscuité des lieux.

Précaution et solidarité

Comme expliqué par Daniel Guillaume, "des mesures de précaution ont été prises". Une vingtaine de patients en fin de revalidation ont ainsi été renvoyés à leur domicile.

"On veille à ne pas mettre un patient infecté à côté d’un autre asymptomatique." En outre, un arrêt de la rééducation systématique est de mise. Les soins infirmiers continuent quant à eux à être assurés.

Parmi le personnel, certains font du télétravail et d’autres comme les kinésithérapeutes se rendent utiles. "Ils viennent quand même aider sur place." Une solidarité s’est mise en place et une attention est portée au suivi psychologique des patients et des soignants.

Bruno Boutsen