Avec le méga dossier du tram dont le chantier est en cours, il s’agit en quelque sorte de l’héritage de la candidature de Liège à l’Expo internationale 2017. "Il", c’est le projet de requalification de la presqu’île de Coronmeuse, soit plus de 25 hectares situés au nord de la ville, en un ensemble essentiellement résidentiel, qui prévoit à terme la construction de 1 325 logements.

Mais aussi de commerces et de bureaux sans oublier des espaces verts et publics, lesquels seront répartis sur environ 200 000 m2. Qualifié par ses concepteurs de "plus grand écoquartier belge", il est aussi jugé idéalement situé en bord de Meuse.

Récemment, ce projet dénommé Rives ardentes, dont le coût total dépasse 300 millions (55 seront dédiés aux aménagements publics et 27 sont issus du Feder), a connu des avancées. Et pour cause, au vu de l’octroi des premiers permis d’urbanisme par les autorités concernées.

Ces dernières mettent en avant le caractère voulu écologique et durable de ce projet. Lequel prévoit notamment la verdurisation des alentours du parc Astrid, de quoi l’agrandir considérablement. Mais également l’aménagement de trois places publiques, de deux passerelles, de liaisons cyclables, etc.

En outre, et il s’agit d’un des éléments emblématiques du projet avec celui du Grand Palais, la darse actuelle doit être réhabilitée. C’est d’ailleurs précisément autour de celle-ci, qui sera reliée au quartier voisin de Saint-Léonard, que doivent être construits les premiers logements.

Dès mi-mars, la commercialisation des 200 premières unités est annoncée par le consortium privé Neolegia, qui a été désigné fin 2012. Comme expliqué par Laurent Malard, représentant ce dernier, il s’agit d’une étape importante. Les 159 appartements et 41 maisons unifamiliales sont destinés à satisfaire un maximum d’habitants. Cette "marina" accueillera aussi 20 commerces et 80 bateaux de plaisance.

Mobilité douce

Mais si cet écoquartier est voulu modèle en termes de durabilité, associant des bureaux d’études belges, il ne doit pas s’agir pour autant d’un quartier réservé aux plus nantis. C’est en effet un objectif de mixité qui est poursuivi par la Ville en la matière, au travers de la typologie des logements dont 10 % seront réservés aux revenus moyens. La part belle sera faite à la mobilité douce dans un quartier sans voiture et qui doit permettre d’ici 2022-2023 aux futurs habitants de profiter d’un cadre de vie amélioré.