"Mais on aurait préféré un signal clair", pour ne pas créer de discrimination entre les différents métiers de l'Horeca, relève-t-il. A partir de vendredi, les cafés de tout le pays devront fermer leurs portes à 23h, comme c'était déjà le cas dans la capitale. En outre, un maximum de quatre personnes pourra s'installer autour d'une même table dans les bars. Les mesures en vigueur dans les restaurants restent, elles, inchangées.

Ces mesures créent de la discrimination entre les différents métiers de l'horeca, à savoir les hôtels, les restaurants et les cafés, déplore M. Collette, qui demande plus de concertation avec les fédérations dans la mise au point des mesures. Il regrette également que pendant la crise, quand quelqu'un communique, "personne ne s'y retrouve".

S'ils sont "contents" de pouvoir ouvrir jusque 23h - car une fermeture complète signifierait de nombreuses faillites - les cafetiers estiment tout de même que cela ne règlera pas le problème. "Les jeunes qui quittent le bar à 23h risquent de se retrouver en privé. On sait bien qu'ils ne vont pas aller dans leur lit. Dans les cafés, il y a un contrôle possible", relève encore M. Collette.

Le secteur des cafetiers aura besoin "de mesures d'accompagnements" supplémentaires pour faire face à la crise, prévient-il. Des gestes ont été entrepris pour les charges sur l'emploi, mais les "frais fixes restent les mêmes" et les autorités doivent en tenir compte. Le Syndicat neutre pour indépendants (SNI) va dans le même sens, car "dans le cas contraire, on va assister à une véritable catastrophe sociale dans un secteur qui peinait à se relancer", affirme-t-il dans un communiqué.