Culture L’édition 2020 du festival organisé par le Théâtre de Liège aura lieu du 30 janvier au 21 février.

C’est en 2006 qu’a été créé, à l’initiative du Théâtre de Liège et en collaboration avec ses partenaires de l’Euregio Meuse-Rhin ainsi qu’avec les centres culturels liégeois, le festival Pays de Danses. Lequel, conçu comme une biennale, en est donc désormais à sa huitième édition qui se profile déjà à l’horizon, et ce du 30 janvier au 21 février prochains.

Trois semaines de festival

Comme rappelé ce mardi par son directeur général Serge Rangoni, la volonté du Théâtre de Liège, durant les trois semaines que dure ce festival eurégional, est de faire un focus sur la danse. Se voulant le reflet des grands courants chorégraphiques contemporains internationaux, le festival entend également mettre en valeur des spectacles issus de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

En outre, depuis 2014, un pays traverse la programmation du festival en filigrane, soit en l’espèce la Corée du Sud puis l’Argentine et enfin l’Afrique du Sud. Pour cette édition 2020 de Pays de Danses, c’est le Portugal qui sera mis à l’honneur. À savoir aux dires de Pierre Thys, en charge de la programmation, "un pays jeune et dynamique, y compris au niveau artistique". Et de souligner : "La danse contemporaine portugaise déborde de vitalité."

La programmation du festival, se voulant aussi la vitrine de la création en FWB avec près de 10 artistes sur une vingtaine de compagnies, est riche et variée. Elle a été élaborée en collaboration avec différents centres culturels liégeois tels que Les Chiroux, Chênée, Engis, Huy, Verviers et Welkenraedt. De quoi en faire selon Serge Rangoni "une des rares collaborations transsectorielles". Laquelle réunit à chaque édition en moyenne 8 000 spectateurs.

Plusieurs premières belges

Un focus sur le Portugal sera fait au travers de plusieurs spectacles. À commencer par une soirée dédiée au grand chorégraphe néerlandais adepte de la danse néoclassique Hans van Manen. La Companhia Nacional de Bailado sera à la manœuvre de trois ballets jugés majeurs.

À cette première belge, s’en ajouteront deux autres, à savoir respectivement "Hip" par la chorégraphe lisboète Piny (spectacle interdit aux moins de 16 ans) et "Dream is the dreamer" par Catarina Miranda, sans oublier "Brother" à Huy, lequel donnera quant à lui à voir "un corps urbain".

D’autres créations sont aussi au programme telles que "b4 summer" de la Bruxelloise Mercedes Dassy, "Une tentative presque comme une autre" interrogeant le handicap, "Le grand sommeil" de la Française Marion Siéfert ou encore "North Korea Dance" par une Sud-Coréenne. Tout cela sans oublier la première belge de "Metamorphis" associant le Théâtre et l’Orchestre dans un spectacle du chorégraphe italien Virgilio Sieni, un autre focus sur le hip-hop et le krump ainsi qu’un programme jeune public.

Bruno Boutsen