Gazette de Liége

La présidente de la cour d'assises de Liège Catherine Urbain a décidé lundi de suspendre jusqu'au lundi 3 juin le procès des cinq accusés de l'assassinat de Valentin Vermeesch en raison d'un risque de propagation de la rougeole, dont plusieurs cas ont été détectés à la prison de Lantin. Les accusés subiront avant la reprise du procès une prise de sang afin de connaître leur niveau d'immunité. Le procès devait reprendre lundi avec les dernières auditions des témoins de moralité de deux accusés. Mais en début de matinée, les avocats ont été convoqués par la présidente Catherine Urbain, confrontée à un problème médical qui concerne les accusés.

La prison de Lantin a été mise temporairement en quarantaine en raison de la propagation de la rougeole et les détenus sont confinés en cellule. Un des accusés provient de ce quartier et en avait tout de même été extrait. La cour a été confrontée à un risque important de contagion de la rougeole parmi les accusés qui ont été transférés dans le même fourgon cellulaire.

Si un des accusés devait être touché par la maladie, il existe un risque de propagation aux gardiens, aux policiers, aux avocats ainsi qu'à tous les intervenants du procès, dont le jury où siège une femme enceinte.

Après avoir entendu un médecin légiste, la cour a décidé de suspendre les débats jusqu'au lundi 3 juin. Les accusés subiront avant la reprise du procès une prise de sang afin de connaître leur niveau d'immunité. Le procès reprendra donc dans huit jours après une nouvelle évaluation de la situation et du risque de propagation du virus.

Valentin Vermeesch, un Hutois âgé de 18 ans souffrant d'un léger handicap mental, avait été tué la nuit du 26 au 27 mars 2017 à Statte (Huy). Il avait subi une très longue scène de violences et de tortures avant d'être précipité dans la Meuse, où il s'était noyé, les mains attachées dans le dos.