La séance officielle s’est déroulée ce jeudi au sein de l’église liégeoise.

Il y avait du beau monde, à savoir en l’espèce une centaine de personnes, ce jeudi en la collégiale Saint-Denis de Liège. Et ce, pour le retour après une longue restauration du retable dû en partie à Lambert Lombard. Laquelle église, située au centre de la ville sur la place éponyme, fait partie intégrante du circuit des collégiales. Fréquentée tant par les fidèles que par les touristes, la collégiale Saint-Denis a fêté en 2011 le millénaire de sa dédicace. Il s’agit d’un bâtiment imposant ayant connu de nombreuses transformations au fil des années mais qui reste selon les spécialistes "un bel exemple de l’art de construire à l’époque de Notger".

Une restauration qui a duré trois ans

En outre, l’intérieur de l’édifice religieux fait la part belle à différents styles architecturaux (roman, gothique et baroque). Ce dernier abrite plusieurs éléments patrimoniaux dignes d’intérêt au premier rang desquels un retable en bois de la Passion du Christ et de la vie de saint Denis. Datant du début du XVIe siècle et ayant déjà fait l’objet d’une restauration entre 2012 et 2014, il est dû tant au sculpteur bruxellois Jan Borman qu’au peintre liégeois Lambert Lombard. Comme expliqué sur place par les intervenants concernés par cette nouvelle restauration, laquelle a duré trois ans, ce sont les volets peints par ce dernier, au nombre de huit, qui ont nécessité une intervention.

Un soutien financier de partenaires

Celle-ci fut l’œuvre des équipes de l’Institut royal du patrimoine artistique et elle fut rendue possible grâce au soutien financier tant du Fonds Baillet-Latour que de la Fondation Roi Baudouin (via le Fonds David-Constant géré en son sein). Outre ces huit panneaux du retable qui sont désormais mis en valeur dans des vitrines équipées d’éclairage Led et agrémentés de panneaux didactiques, la collégiale Saint-Denis recèle également d’autres trésors patrimoniaux. À savoir en l’espèce un des plus anciens buffets d’orgue de Wallonie, datant de la fin du XVIe siècle, mais aussi un autel en marbre de Carrare avec des statues de la Vierge et de saint Denis ainsi qu’une chaire de vérité, la statue de Notre-Dame du pont des Arches, sans oublier le Christ en croix de Jean Del Cour.

À noter enfin, pour l’anecdote, que le musicien André-Modeste Grétry fut enfant de chœur à Saint-Denis et que l’écrivain Georges Simenon y fut quant à lui baptisé.