Neuf mois après la catastrophe de la rue Léopold à Liège, on peut dire que les choses avancent, certes, mais lentement C’est du moins ce que l’on a pu comprendre des interventions des édiles liégeois ce lundi à l’occasion du Conseil communal. Des études en veux-tu, en voilà, c’est le constat que l’on pouvait faire lors d’un Conseil où les décisions de procéder à la réalisation de telles études se sont en effet succédé Parmi d’autres, une étude de rénovation urbaine portant sur le périmètre sinistré de la rue Léopold a été lancée.

Ainsi que l’a reconnu en préambule l’échevin humaniste de l’Urbanisme, "il y a eu un souci avec le périmètre proposé mais le cahier des charges de cette étude ne s’en voit pas modifié". Et Michel Firket d’en revenir à la délibération du Conseil communal de février dernier - soit un mois après le drame, où les conseillers s’étaient accordés à l’unanimité - et de préciser qu’"il s’agit ici d’une étude sur le périmètre d’intervention urgente, lui-même intégré dans un grand périmètre de rénovation urbaine". Une étude, oui, mais pour quoi faire ? Il s’agit, toujours selon l’échevin Firket, de "définir quels sont les besoins de revitalisation immeuble par immeuble pour pouvoir agir en conséquence". Et ce dernier de préciser encore qu’il n’existe pas de doublon en la matière avec la vaste étude en cours visant la requalification du quartier Léopold-Cathédrale Nord, laquelle est censée établir un diagnostic global et dont on attend toujours, soit dit en passant, les résultats promis depuis belle lurette.

Du côté de l’opposition libérale, le conseiller Pierre Gilissen prend acte qu’il ne s’agit donc pas ici d’un périmètre sui generis - la Ville avait en effet vu trop grand en la matière, la Région en revenant quant à elle à un périmètre restreint - mais évoque "un plan ambigu". "Tous les côtés des rues concernées sont bel et bien compris dans ce plan", lui a répondu Michel Firket, lequel a également été amené à faire le point de la situation sur le front des acquisitions par la Ville des parcelles les plus sinistrées. À ce sujet, l’échevin a expliqué que la Ville avait déjà requis l’avis de son notaire mais qu’il n’existe pas encore, à l’heure actuelle, d’accord sur le prix avec les propriétaires des 5 bâtiments concernés, soit ceux que la Ville s’est engagée à acquérir et à démolir. "On travaille à rapprocher les points de vue car il est capital que ce soit la Ville qui ait la maîtrise".

C’est alors que le bourgmestre Willy Demeyer (PS) est intervenu : "J e crois savoir que le dossier de la rue Léopold est revenu sur la table du gouvernement wallon". Ce que tant le ministre Marcourt, présent au Conseil, que le cabinet Furlan, contacté par nos soins, ont en effet confirmé, évoquant une note présentée par le ministre des Pouvoirs locaux et confirmant l’octroi par la Région, et ce via le Crac, d’un prêt d’un million d’euros - une somme obtenue de haute lutte par les édiles liégeois - afin de financer les travaux d’achat et de démolition des immeubles. La prochaine étape d’un dossier qui chemine lentement doit consister en une nouvelle étude concernant cette fois le périmètre de rénovation urbaine et en une décision wallonne au sujet de l’attribution du 1,25 million prévu dans ce cadre.