L’œuvre du peintre liégeois d’origine basque est à voir jusqu’au 30 octobre.

Alors que l’exposition Liège chefs-d’œuvre vient tout juste de prendre fin, l’élégant musée liégeois La Boverie dévoile sa nouvelle exposition consacrée à l’artiste liégeois d’origine basque Luis Salazar.

Dès ce samedi jusqu’au 20 octobre, le visiteur est ainsi invité à traverser une rétrospective de l’œuvre de l’artiste, soit 40 ans de création (1979 - 2019). Au fil d’un parcours évolutif et chronologique, l’on découvre les mutations que le peintre insuffle graduellement dans son œuvre.

"Dès ma première œuvre, en 1979, à l’âge de 22 ans, une construction apparaît avec du lyrique, des formes…", présente Luis Salazar lors de la visite inaugurale. "En 1980, j’essaie d’étudier les surfaces. Les formes sont flottantes dans un applât lyrique… À partir de 1982, ces formes vont tout doucement s’agglomérer et créer la structure", poursuit celui qui à 8 ans savait déjà qu’il serait peintre. Au fil du temps, "je trouve des éléments pour progresser au sein de ma propre peinture. J’aime aussi observer tout ce qui se fait à travers l’histoire de l’art…". Dès 1995, "les formes deviennent plus structurées", pour arriver aux années 2000 où les œuvres apparaissent toujours plus complexes.

Le peintre des formes et des couleurs

Durant quarante ans, l’artiste ne cesse d’attacher une importance à la forme et aux couleurs : "Je suis un coloriste et un compositeur", se définit-il. Ni totalement abstraite, ni totalement géométrique, il qualifie plutôt son œuvre de "lyrisme construit". À côté du lyrisme de la forme, "la façon de mettre de la couleur est très construite", explique celui qui a su créer un langage pictural singulier reconnaissable entre mille.

Et de vouloir laisser la liberté d’interprétation de ses œuvres à chacun. "Je n’ai jamais voulu représenter quelque chose. D’ailleurs, mes œuvres ne sont pas nommées, hormis trois dédiées à mon épouse et mes deux fils."

Enfin, l’exposition retrace également un large éventail des supports utilisés par l’artiste. Au total, pas moins d’une centaine d’œuvres - prêtées en majorité par des collectionneurs privés - sont présentées : des acryliques sur toile, des créations cubiques, des bijoux, des présentations de projets divers tels que des peintures murales, décorations de voiture, livre…

À noter que l’exposition est assortie d’un catalogue illustré de 160 pages rassemblant la majorité des œuvres exposées (Éditions Snoeckx, 28 euros).