De quoi donc inquiéter les gérants concernés comme cette salle indépendante de Hannut.

Si le Conseil national de sécurité (CNS) de mercredi dernier a confirmé une reprise progressive dans plusieurs secteurs, il en est d’autres qui attendent toujours leur tour. Et parmi ces derniers figurent les centres de fitness.

Très inquiets, un certain nombre de gérants craignent des difficultés économiques si la situation devait perdurer. Parallèlement, le secteur semble se préparer à une réouverture partielle même si celle-ci ne figure pas encore à l’ordre du jour.

En effet, du côté des autorités sanitaires, la réouverture des salles de sport n’est pas d’actualité. Et si les entraînements sportifs en extérieur sont à nouveau permis sous certaines conditions, "la pratique sportive en lieu clos reste interdite".

Selon les responsables du CNS, il convient de voir si et comment les centres de fitness pourront être intégrés, au même titre que les métiers de contact tels que les salons de coiffure ou les instituts de beauté, dans une prochaine phase de déconfinement.

On prépare la reprise

Reste que sur le terrain, l’impatience est de mise. Et ce même s’il est donc aussi question de préparer une reprise. C’est notamment le cas au sein du groupe Basic-Fit, leader du secteur avec 828 clubs en Europe dont 188 se situent en Belgique.

"Nous préparons la reprise depuis plusieurs semaines en tenant compte des exigences gouvernementales", a expliqué récemment une porte-parole à l’agence Belga. C’est ainsi que des aménagements sont réalisés et que la réservation préalable sera la règle.

Du côté du groupe Kinéo, qui compte plusieurs centres en région liégeoise, on dit tabler sur une reprise dès le 8 juin mais rien n’est toutefois moins sûr. Depuis le 13 mars, le personnel a été mis au chômage technique et des modules de cours ont été proposés à distance.

Outre les grands groupes, de plus petites salles sont concernées. La gérante du centre Odyssée Fitness situé à Hannut évoque plusieurs soucis. "Les indemnités octroyées par les pouvoirs publics ne représentent qu’un ou deux mois de loyer, ce qui est largement insuffisant pour survivre. Nous avons le sentiment d’être logés à la même enseigne que le secteur Horeca."