Révolution ordurière dans la Capitale wallonne de l’eau, dès ce 1er janvier 2020.

Verviers n’est pas la première ville en province de Liège à se convertir à ce système de collecte des déchets que sont les conteneurs à puce. Sur les 72 communes couvertes par Intradel, Verviers sera la 48e… car il s’agit d’une obligation au regard d’une directive européenne mais aussi parce que le système a fait ses preuves,

C’est en 2009 en effet qu’Anthisnes optait pour ce changement et, depuis, partout où les conteneurs ont été introduits, les résultats se font sentir. Grâce au tri des déchets organiques (conteneur vert) et des déchets résiduels (conteneur gris), la moyenne de déchets produits par an et par habitant est passée de 160 kg à 137… dont seulement 103 de résiduels (34 d’organiques). La planète s’en porte mieux !

En toute logique, la frilosité s’est toujours fait sentir dans les grosses agglomérations, principalement à cause de la nécessité d’utiliser des conteneurs individuels atteignant parfois 240 litres. "Mais nous ne sommes plus en 2009" , soulignait ce vendredi, à Verviers, Luc Joine, directeur général d’Intradel. Ce dernier fait référence à ce système de conteneur collectif enterré qui permet désormais de contourner, comme à Seraing, les problèmes rencontrés en ville (lire ci-dessous).

Mais pour la majorité des Verviétois (80 %) deux conteneurs remplaceront donc les sacs verts… un gris de 140 litres et un vert de 40 litres pour les isolés et les ménages de deux personnes, un gris de 240 litres et un vert de 140 pour les ménages supérieurs à deux personnes. Pas question bien sûr de ne pas trier. Et ce tri diminuera la quantité de déchets produits en théorie, du moins c’est ce qui a toujours été constaté. Actuellement, Verviers est, devant Liège, l’avant-dernier de la classe, avec 195 kg de déchets par an et par habitant. À Seraing, la moyenne était de 214 kg en 2009. Avec ce nouveau système, la moyenne sérésienne est descendue à… 94 kg ! Précisons que dans la future taxe socle 36 levées sont prévues, avec un total de 5 kg de résiduels et 60 kg d’organiques.

Ce changement sera par ailleurs l’occasion, à Verviers, de rationaliser l’ensemble du système, "notamment parce que cette collecte prend plus de temps", constate Jean-François Chefneux (Nouveau Verviers), échevin de la Propreté. Au niveau du territoire, trois zones ont été définies, pour trois jours de levées : le mardi pour l’Ouest (Petit-Rechain, Lambermont et Ensival), le jeudi pour le centre-ville et Heusy-Rouheid et enfin le vendredi pour l’Est (centre-rue de Limbourg et Stembert).

Le coût de la taxe socle, lui, n’a pas encore été arrêté mais il suivra, comme partout ailleurs, le coût-vérité. Dès cet été, les séances d’information, prévues en nombre, débuteront avant une mise en service le 1er janvier 2020.