Gazette de Liége

À travers leurs CPAS respectifs, plusieurs communes de la région liégeoise ont décidé d’unir leurs forces de manière à lutter plus efficacement contre le taux de chômage et l’accroissement de la paupérisation qui en découle. Il s’agit des communes d’Ans, Awans, Flémalle, Seraing, Neupré, Saint-Nicolas, Esneux et Grâce-Hollogne. Avec le soutien logistique du service Espace Qualité Formations de la Province de Liège, leurs Centres publics d’action sociale vont donc s’associer comme le permet le chapitre XII de la loi organique des CPAS. À noter, dès lors, qu’il ne s’agit pas d’une intercommunale mais bien d’une association. Celle-ci est intitulée Haute-Meuse Insertion.

Cette constitution fait suite à la réunion des bourgmestres concernés qu’avait convoquée le maïeur de Seraing Alain Mathot (PS). Dans les faits, il s’agit de privilégier l’insertion par l’emploi dans cette zone de la Haute-Meuse comprenant quelque 200000 habitants.

"La situation devient désastreuse, confie Francis Bekaert, président du CPAS de Seraing. Il y a beaucoup de pertes d’emploi et beaucoup de personnes qui en cherchent. Les dossiers du CPAS ne cessent d’augmenter. Nous ne voyons pas le bout du tunnel ", constate-t-il. Mais le souci, c’est que bon nombre de ces personnes sont sous-scolarisées et ne sont pas toutes disposées à retourner à l’école Que faire dès lors ? "Mettre à leur disposition des formations plus adaptées à leurs besoins et à leurs compétences", répond Francis Bekaert.

À noter qu’une collaboration sera instaurée avec le Forem et les organismes locaux œuvrant dans le domaine de l’insertion de manière à éviter tout doublon. Les synergies telles qu’elles sont envisagées permettront de mener une politique commune en matière d’insertion. Une politique que l’on veut coordonnée et cohérente !

"Il s’agit de développer des outils et de mettre en commun nos moyens et expériences en vue de les renforcer et les pérenniser, ajoute le président du CPAS de Seraing. Il y a la volonté d’établir une cartographie des entreprises afin de cibler celles qui pourraient prendre des stagiaires et qui pourraient en avoir besoin. Il s’agira alors d’adapter les actions selon les besoins identifiés. Connaître les besoins des entreprises permettra d’orienter les politiques à mener."

Le parti a donc été pris d’unir les compétences plutôt que de continuer à travailler chacun de son côté "Ce qui peut nuire à l’efficacité", souligne-t-il.

Dans un second temps, la volonté serait de créer une association similaire pour regrouper les forces de la Basse-Meuse, qui présente ses propres spécificités. Ce qui, à terme, permettrait d’établir des passerelles entre la Haute et la Basse-Meuse de manière à renforcer davantage encore les actions visant à former et (re) donner de l’emploi à un maximum de personnes.