Témoignage Et ce, tant négatifs que "positifs", permettant " une activation optimale du MontLegia ".

"On a dû effectuer un tri entre ce qui devait être transféré et ce qui ne devait pas l’être", précise Noëlle, en charge du matériel. Un travail allant de pair avec un nécessaire étiquetage, jugé essentiel.

De quoi en tout cas permettre d’être plus à l’aise le jour J, la quinzaine de collaborateurs de HCR (une trentaine était prévue au départ mais le coronavirus est passé par là et le gouvernement canadien en a rappelé une partie) s’assurant de la bonne coordination. Et ce tant du transfert du matériel, lequel avait donc commencé préalablement, que de celui des patients.

Si ce dernier est le plus visible, il ne constitue que la partie émergée de l’iceberg. À cet égard, vu la situation actuelle, le nombre de patients à déménager (environ 121 vendredi et encore 27 de l’Espérance ce lundi) est plus faible que prévu initialement. "Mais il a aussi fallu tenir compte des besoins en urgence et en soins intensifs, les premiers concernés."

"Une fameuse expérience de vie"

Au sujet du coronavirus, il a ajouté du stress et de la tension, de même qu’il a retardé l’arrivée de certains nouveaux équipements. Mais il a eu également, selon notre interlocutrice, des impacts "positifs". "Le fait d’avoir déprogrammé les interventions et les consultations a permis une activation optimale du nouvel hôpital." Reste donc à Saint-Vincent (maternité et psychiatrie) de déménager à son tour ses patients, du moins ceux qui le désirent puisque le libre choix sera laissé dans la mesure du possible.

Pour Noëlle, c’est en tout cas la fin d’une mission débutée il y a près de dix ans. "Une fameuse expérience de vie et une page qui se tourne."

B.B.