Les organisateurs de la manifestation à Liège, baptisée "Cortège de braise", déplorent dans un communiqué diffusé lundi soir que les agents de police soient intervenus "en chargeant sans sommation, ce qui a déclenché un mouvement de foule" sur le Pont Saint-Léonard, mettant "en danger toutes les personnes présentes". La dernière cinquantaine de personnes a été particulièrement écrasée les unes contres les autres, font état les organisateurs.

Ils rapportent en outre des témoignages relatifs au passage à tabac d'une personne par plusieurs policiers et le recours à la technique d'étranglement.

"Des cas d'humiliations, d'intimidation et de manipulation" visant les personnes dont l'identité a été contrôlée à l'Hôtel de police, sont en outre aussi signalés par les organisateurs. Ceux-ci prient les "témoins ou victimes de la répression exercée lors de cette soirée" à prendre contact avec eux.

Samedi soir, environ 500 manifestants ont protesté contre le couvre-feu et pour des mesures sanitaires solidaires dans les rues du centre-ville liégeois. La police a procédé au contrôle administratif des 350 manifestants encerclés. 17 personnes ont été écrouées, cinq pour troubles à l'ordre public et douze pour avoir tenté de forcer le barrage. Parmi eux, trois manifestants se sont déclarés blessés en arrivant à l'Hôtel de police, dont deux mineurs au moins selon les organisateurs. La police a dénombré quatre agents blessés.

Après la manifestation, trois arrestations judiciaires ont eu lieu, deux pour rébellion armée dans les rues alentours et une pour dégradation volontaire. Au total, plus de 400 procès-verbaux ont été dressés.