réactions

C’est la fin d’un beau rêve pour Liège, mais il y a une vie après. Telles étaient, en substance et largement concordantes, les premières réactions des décideurs et représentants des forces vives de tous milieux, jeudi en fin de journée, après l’annonce du choix d’Astana par le BIE comme ville organisatrice de l’Exposition 2017.

Quitte à passer pour adeptes de la méthode Coué, les animateurs de la coopérative "Liège Expo 2017" avaient donné le ton dans un communiqué intitulé : "Le meilleur reste à venir !" "La dynamique enclenchée par ce projet est irréversible", y lisait-on notamment. Conviction partagée en tout cas par l’Union des classes moyennes de Liège pour laquelle "il ne faut pas que nous nous arrêtions à cette décision. Nous devons au contraire sans cesse et sans relâche continuer à développer nos atouts". De même, pour le recteur de l’Université de Liège Bernard Rentier, le travail accompli dans le cadre de la candidature "a permis de faire évoluer positivement le cadre dans lequel on vit et on fonctionne".

Le politique emboîte largement le pas. Anne Delvaux (CDH) invite à "préserver la dynamique créée autour de la candidature liégeoise". Pour Philippe Henry (Ecolo), il faut voir dans l’échec "un nouveau départ" vers le tram à l’horizon maintenu 2017 et aussi "une véritable communauté urbaine".

Maintenir la dynamique, c’est également le souhait de Christine Defraigne (MR). "Cet échec doit faire retomber la majorité les pieds sur terre", dit-elle, tout en rappelant le sombre présage que fut l’absence d’un échevin "2017" ou d’un poste "2017" dans le cahier de modifications budgétaires de la Ville.

L’élue libérale n’est pas seule, du reste, à penser qu’on s’est préparé à l’échec. Derrière la diffusion comme traînée de poudre, ces derniers jours, du slogan selon lequel "Liège a déjà gagné" (dès le début du mois en page une du journal officiel de la Ville), faut-il voir l’indice que les hauts responsables avaient déjà senti le vent souffler vers l’Asie centrale ?

Voir aussi en pp. 26-27 et l’édito p. 64.