Une manifestation pacifique a eu lieu devant la gare pour la journée des réfugiés.

Ce samedi 20 juin est la journée internationale des réfugiés… À Liège comme à Bruxelles, c’est la date choisie par plusieurs collectifs de sans-papiers et de soutien aux sans-papiers pour organiser un rassemblement militant… et rappeler les conditions dans lesquelles ils ont vécu cette crise sanitaire…

"Pour la santé de toutes et tous, régularisation". Tel était le message répété face à la gare des Guillemins en début d’après-midi par les quelque 200 personnes ayant fait le déplacement.

"Pour respecter les règles de distanciation mais aussi pour marquer symboliquement la diversité des personnes qui composent le mouvement, nous organisons une chaîne humaine avec des rubans multicolores", explique France Arets, coordinatrice du mouvement à Liège, "par ailleurs, ces rubans que nous tenons marquent également ce lien qui nous uni en tant qu’êtres humains".

Le souhait des manifestants ? Faire comprendre au gouvernement fédéral les difficultés quotidiennes que rencontrent les personnes sans-papiers en Belgique, particulièrement en ce moment. "Nous voulons dire que nous ne sommes pas des vandales, nous avons aussi nos compétences, certains d’entre nous ont des diplômes universitaires", explique cette sans-papiers, "nous pouvons apporter quelque chose au peuple belge".

"Un sans-papiers n’a pas les mêmes droits, il n’a pas les mêmes accès aux soins de santé. Pourant, il travaille, il participe à la société comme chacun", poursuit France Arets. "Pour les enfants, qui sont scolarisés pour la plupart, le confinement a été très compliqué. Comment suivre un enseignement à distance pour eux ? Beaucoup d’entre eux sont pourtant nés ici. Depuis 2009, il n’y plus eu de régularisation ou alors au cas par cas… ces personnes n’ont d’autre choix que de vivre de petits boulots au noir".

Les requêtes visent donc une régularisation basée sur des critères clairs et identiques pour tous… comprenons aussi "moins excluants" que ceux pratiqués par l’Office national des Étrangers, jugent les militants. "Il n’y a que de cette manière que chacun aura droit à la protection sociale et sanitaire qui est plus que jamais une nécessité", insiste France Arets.