Gazette de Liége Une cérémonie d’hommage aux victimes de la tuerie de 2011 s’est tenue ce jeudi.

Le 13 décembre 2011. Nordine Amrani ouvre le feu sur la foule à hauteur de la place Saint-Lambert. La Cité ardente est touchée en plein cœur, plusieurs innocents perdent la vie au seul motif d’avoir été présents au mauvais endroit au mauvais moment.

Ce jour-là, l’auteur de la tuerie enlève la vie de Nathan-Mehdi Belhadj, Pierre Gérouville, Laurent Kremer, Claudette Deremier, Gabriel Leblond et, un petit peu plus tôt dans la journée, d’Antonietta Racano.

Sept années plus tard, ce jeudi 13 décembre, comme tous les 13 décembre depuis 2011, s’est tenue sur la place Saint-Lambert une cérémonie en hommage aux victimes de cette tuerie.

Au départ de la mairie du village de Noël, les participants se sont rendus quelques mètres plus loin, devant la plaque commémorative érigée au cœur de la place Saint-Lambert, sur les lieux mêmes de la tuerie. Le mayeur du village a prononcé un petit discours, avant que les familles des victimes et les différentes associations présentes aillent déposer des fleurs au pied de la plaque commémorative. Une minute de silence a ensuite été respectée, suivie de La Brabançonne.

L’ambiance et le contexte de la cérémonie de cette année ont été marqués par l’actualité récente. En effet, il y a quelques jours à peine, l’attaque perpétrée à Strasbourg faisait douloureusement écho au drame qui s’était déroulé, quasiment sept ans jour pour jour, à Liège.

Fabien Gérouville, qui a perdu son fils Pierre lors de la tuerie de 2011, a exprimé sa colère, en présence de plusieurs personnalités politiques, face au manque de fermeté des autorités concernant les personnes qui représentent un danger pour la population.

Philippe Vansteenkiste, le fondateur de V-Europe, association pour les victimes de terrorisme, était également présent. Il a tenu à souligner qu’il y a " quatre points primordiaux à respecter pour que les victimes de tels actes puissent se reconstruire : la dignité, la reconnaissance, la justice et la vérité. Lors des cérémonies d’hommage, ce sont les victimes et leurs proches qui doivent être mis au premier plan. Il faut absolument leur apporter un soutien pour éviter la division au sein de notre société ".

La réaction de Fabien Gérouville dans votre Gazette de Liége de ce vendredi.