La modification budgétaire permet à la majorité PS-MR de tenir ses promesses.

C’était annoncé, en octobre dernier, lorsque le budget 2019 était adopté par la majorité alors en place (PS-CDH) à Liège, ce budget est purement technique… comprenons que, vu le changement de majorité qui se profilait (depuis début décembre, la majorité est composée du PS et du MR), il s’agissait de voter un budget fonctionnel.

L’acte qui sera donc posé lors du prochain conseil liégeois (25 et 26 mars) sera, lui, plus politique. Dans la mesure du possible en effet, le PS et le MR ont apporté quelques modifications à la note initiale, notamment pour rencontrer ces promesses annoncées lors de la campagne électorale.

Outre la problématique des pensions, qui grève de plusieurs millions d’euros le budget (35 cette année, 66 à l’horizon 2023), et pour laquelle la nouvelle échevine des Finances Christine Defraigne (MR) réclame une solution "fédérale", plusieurs montants ont été ajoutés, en gardant bien à l’œil un nécessaire équilibre.

Dans les dépenses , on constate que le volet personnel baisse de 3,3 millions (169,7 à 166,4). Point de coupe claire dans les effectifs, "mais une manœuvre visant simplement à coller à la réalité du compte 2018", rassure l’échevine.

Dans les dépenses de fonctionnement, on constate toutefois une augmentation de 5,4 millions. Cela s’explique notamment par cette hausse du coût de l’électricité (le marché a été relancé) tenant compte du prix du kilowatt/heure qui a augmenté de… 45 % ; à Liège, cela se chiffre à 2,2 millions.

Ils l’avaient également promis, le budget relatif aux indemnités pour les commerçants en vue du chantier du tram est augmenté de 100 %, passant de 50 000 à 100 000 euros. Autre inscription budgétaire, au CPAS : une augmentation de 300 000 euros intégrant notamment les 2 mois de garantie locative (au lieu d’un).

Citons encore ce montant supplémentaire de 45 000 euros "pour les repas scolaires orientés bio et circuits courts" ou encore, dans les transferts à la zone de police, une augmentation de 800 000 euros (de 58,6 à 59,4 millions) conformément à ce qui était prévu au plan de gestion (+1,25 %, comme pour le CPAS).