Le ministre wallon en charge des Aéroports, Jean-Luc Crucke, a été amené à répondre aux interrogations de nombreux députés liégeois en ce début de semaine. Nous l’évoquions récemment en effet, l’inquiétude "plane" autour du développement de l’aéroport de Bierset (Liege Airport) et les nuisances en augmentation constatées depuis quelques mois ont poussé certaines Communes à exiger une nouvelle étude d’incidence… et d’autres à brandir l’arme de l’attaque en justice.

Suite aux interpellations d’Olivier Bierin (Écolo) mais aussi de Christophe Collignon (PS), Thierry Witsel (PS), Marie-Martine Schyns (CDH) et Caroline Cassart (MR), Jean-Luc Crucke a donc confirmé qu’une étude d’incidences serait organisée d’ici peu.

"Le permis d’environnement de Liege Airport arrive à échéance en 2023. L’étude de l’incidence sur l’environnement qui doit accompagner la demande de permis sera lancée d’ici fin 2020, a assuré le ministre. Le périmètre précis de l’étude sera fixé conformément à la réglementation en vigueur […] Il va sans dire que son périmètre couvrira à minima les communes du PDLT (NDLR : plan de développement à long terme) et qu’elle intégrera le développement futur attendu par l’aéroport."

Dans les chiffres, on constate toutefois que le nombre de mouvements des avions n’a pas augmenté en ce début d’année, a encore expliqué le ministre… que du contraire. "Si l’on compare le nombre de mouvements d’avions liés à l’aéroport de Liège sur les huit premiers mois de l’année 2020 avec celui de 2019, on constate un nombre total de 25 622 mouvements, soit une diminution de 3 %". Toutefois, les nuisances seraient bien accentuées, et ce, tant par la direction prise par les avions que par le "tonnage" transporté.

Le vent et le tonnage

"Deux raisons principales et objectives peuvent expliquer la perception d’une augmentation des nuisances sonores par les riverains. La première raison principale est l’augmentation de gros-porteurs. Sur les cinq premiers mois de l’année 2020, nous pouvons relever une augmentation de 8 % comparativement à 2019. La seconde raison est l’augmentation des atterrissages et décollages dans le sens 04 de la piste liée à la direction du vent sur ces derniers mois, et ce comparativement à 2020 […] Ceci entraîne un survol plus important des communes habituellement plus épargnées par la trajectoire."

Marc Bechet