L’annonce de la police d’Ans-Saint-Nicolas n’a pas manqué d’émouvoir le grand public voici une semaine… En cette période de crise sanitaire en effet, la police mettait en garde contre de… fausses infirmières. Depuis fin mai, celles-ci se seraient rendues chez cinq victimes au moins, des personnes âgées. Modus operandi annoncé : une infirmière réalisait un faux test de dépistage Covid tandis qu’une autre fouillait le domicile. Ainsi, une nonagénaire de Montegnée avait été dépouillée de plus de 4 000 euros, de ses bijoux et de ses cartes bancaires.

Ce mercredi vers 17H, la justice a mis la main sur deux jeunes personnes suspectées d’êtres ces "fausses" infirmières. L’une d’elles est âgée de 32 ans et originaire de la région liégeoise tandis que l’autre est une mineure d’âge (16 ans). C’est un témoin qui a prévenu la police après avoir aperçu le manège des deux femmes. Ce mercredi, elles auraient commis une première tentative de vol au domicile d’une personne âgée de 76 ans, à Vottem. C’est la dame du couple qui a mis en garde son mari avant de congédier les "infirmières".

Peu de temps après, elles se seraient rendues dans une autre habitation du même quartier, où résidait également une personne de 76 ans. Ici, les fausses infirmières ont pu rentrer mais lors de leur arrestation, aucun objet n’a été retrouvé. Elles nient tout.

Dans un véhicule toutefois, la police a retrouvé des perruques et des tenues d’infirmières… La mineure d’âge a été mise à la disposition du parquet jeunesse tandis qu’un mandat d’arrêt a été requis pour la majeure, pour tentative de vol au préjudice de personnes vulnérables.

Elle risque de 3 mois à 3 ans de prison et de 400 à 2 400 euros d’amende.