C’est à l’aéroport de Bierset qu’a débuté ce vendredi une visite de travail organisée par le Bureau d’information du Parlement européen. "Liège : plate-forme multimodale de transport" : tel était le thème de cette journée à laquelle ont participé plusieurs députés européens, dont Anne Delvaux, Mathieu Grosch et Véronique De Keyser.

L’objectif avoué était de sensibiliser les eurodéputés aux atouts de Liège. Liège dont la situation "au carrefour de l’Europe" a maintes fois été vantée. Le directeur général de Liège Airport, Luc Partoune, a rappelé la position stratégique de ce qui est le septième aéroport cargo européen et sa stratégie tout entière dédiée au transport de marchandises. Les développements en cours et futurs de l’aéroport ont également été évoqués, dont le projet "Liège Carex", lequel s’inscrit dans un cadre européen et dont l’idée est de connecter les infrastructures aéroportuaires liées au cargo avec le rail en utilisant les lignes TGV existantes. On le sait, le projet n’avait pas été repris dans un premier temps parmi les priorités du futur réseau de transport européen et risquait de passer à côté d’un important financement. Mais il semble désormais, selon les infos qui filtraient hier, qu’il soit désormais prêt à être éligible au sein du "core network" européen.

Autre poids lourd de l’intermodalité à la liégeoise, le Port autonome figure quant à lui dans ce réseau prioritaire et peut se targuer, ainsi que l’a rappelé son directeur général Emile-Louis Bertrand, d’être le troisième port fluvial européen. "Véritable port fluvial", son ambition est d’être le principal port dans l’hinterland des grands ports maritimes. C’est l’objet du projet Trilogiport, lequel dispose désormais d’un permis et dont l’adjudicataire a été désigné. A cette fin, une stratégie de réseaux a également été mise en place, principalement avec Anvers et Rotterdam, et différents projets ont été élaborés comme "Connecting Citizen Ports 21".

Des représentants du port d’Anvers et de la SA Scheepvaart, gestionnaire du canal Albert, ont quant à eux tenu à souligner, devant les députés européens, l’importance tant de ce dernier - qui a vu transiter 40 millions de tonnes en 2011 ! - que du transport fluvial en général. Ce que n’a pas démenti Pascal Moens, de la DG Mobilité et Voies hydrauliques, évoquant "un besoin de complémentarité avec les autres modes de transport" ainsi qu’un besoin de cofinancement européen. A cet égard, les prochaines semaines seront cruciales et les enjeux multiples. La Wallonie et singulièrement Liège ont montré qu’elles en attendaient beaucoup. Trop ?