Gazette de Liége

Le centre pour enfants infirmes moteurs cérébraux et l’école reconstruits à Droixhe.

C’est un dossier qui avait ému plus d’un Liégeois, voici quelques années, lorsque le CHR avait annoncé qu’il devrait fermer le Centre pour enfants infirmes moteurs cérébraux (CIMC), installé au parc Astrid (Coronmeuse) et dont il avait la gestion. C’était il y a près de 2 ans. Les raisons invoquées étaient un déficit de 500 000 euros par an, mais aussi un investissement nécessaire de plus de 3 millions pour la construction d’une nouvelle infrastructure.

C’est ici, en effet, que l’écoquartier de Coronmeuse doit être construit… Le CIMC et l’école associée Léona Platel, logés dans des bâtiments devenus vétustes, devaient déménager.

Fin du dossier ? Certainement pas. Il y a quelques jours d’ailleurs, un accord de principe fut acté par l’ensemble des élus liégeois, pour un investissement de 3,870 millions d’euros. Face à la détresse des 40 familles d’enfants fréquentant l’établissement, en effet, une solution avait été trouvée : un transfert de la convention Inami du CHR vers l’intercommunale de soins Isosl, présidée par l’échevine Maggy Yerna, cette intercommunale reprenant donc le CIMC dans son giron. Dans la foulée, Maggy Yerna proposait de reconstruire l’ensemble à Droixhe. Le dossier est donc sur les rails.

Pour la rentrée 2020

Début 2019, une étude fut alors lancée avec un objectif  : être prêt pour la rentrée 2020… dans un tout nouveau bâtiment ! Le site choisi est celui de la plaine de Droixhe, avec une entrée située rue Armand Rasenfosse, l’arrière donnant sur l’avenue de la Croix-Rouge.

“Vu les enfants qui fréquentent l’établissement, c’est vers un tout nouveau bâtiment, adapté, qu’on se dirige”, explique Roland Léonard, qui a présenté le dossier fin juin aux élus liégeois. “Les délais sont très courts, il ne faut pas traîner.”En septembre, un avant-projet de travaux devra être déposé… “C’est aussi pour cela que nous avons déposé un avis de pré-information, ce qui permet globalement de réduire les délais pour déposer les offres.”

L’échevin en a conscience, la mission semble impossible mais il peut visiblement compter sur l’ensemble des volontés et des formations politiques. “Tout devra être construit en 10 mois. Pour le bien des 70 enfants concernés.”