Environ 500 manifestants ont donc à nouveau protesté contre le couvre-feu et pour des mesures sanitaires davantage solidaires ce samedi soir dans les rues du centre-ville liégeois.

Comme déjà indiqué par la police locale, des dégradations ont été commises et des arrestations ont également eu lieu lors de la manifestation qui a été stoppée sur le pont Maghin.

Vers 22h15, alors que débutait le couvre-feu imposé par les autorités fédérales, environ 400 participants ont été encerclés par les forces de l'ordre de manière à vérifier leur identité.

Parmi les 350 arrestations administratives, 17 personnes ont été écrouées, cinq pour troubles à l'ordre public et douze pour avoir tenté de forcer le barrage policier qui avait été dressé.

A noter encore que trois arrestations judiciaires ont aussi eu lieu, deux pour rébellion armée et une pour dégradation volontaire. L'ensemble des infractions ont fait l'objet d'un procés-verbal.

Au parquet de Liège, où deux personnes ont été déférées ce dimanche, une procédure de citation accélérée a été requise à l'encontre d'un Liégeois né en 1980 et d'un Dalhemois né en 1967.

Il est reproché à ces derniers d'avoir fait preuve de rébellion armée, et ce à l'aide d'un vélo qu'ils ont utilisé pour se soustraire au contrôle de police et pour tenté de frapper les agents.

"La volonté a été de ne pas répondre à la provocation"

Derrière ce bilan policier, on retrouve selon le bourgmestre de Liège Willy Demeyer (PS), contacté par nos soins, "un important dispositif policier pour éviter les débordements".
Lesquels ont donc été relativement selon lui même si des dégradations ont été commises au niveau de la Grand Poste, des arrêts de bus, des barrières du chantier du tram...
Malgré cela, le maïeur liégeois se dit satisfait de la manière dont la police a réagi à cette manifestation qui était annoncée, et ce au contraire de la précédente du 17 novembre.
" La volonté a été de ne pas répondre à la provocation de certains", souligne ce dernier, lequel relève en outre l'heure choisie par les organisateurs afin de délivrer leur message.
" S'ils avaient émis leur souhait de manifester en journée, en respectant les règles en vigueur, je me serais montré ouvert mais cela n'a pas été le cas", précise Willy Demeyer.
Lequel épingle toutefois l'attitude de certains meneurs qui ont rameuté les troupes tout en disant que l'on pouvait s'attendre à davantage de problèmes lors de la manifestation.
Pour ce qui est de l'avenir, mettant en avant " un important travail mené en amont au niveau du conseil zonal de sécurité", il reste attentif en comptant sur la collaboration du parquet.