Des centaines de femmes (et d’hommes) présents ce dimanche dans les rues de Liège…

À vélo, en cuistax, en poussette, en roller ou à pieds… la troisième édition de la cyclo parade féministe a animé les rues de la Cité ardente, ce dimanche 8 mars à Liège. Rien n’a freiné l’ardeur de ces centaines de femmes (et d’hommes), qui désiraient marquer cette journée internationale des droits des femmes, pas même la pluie glaçante.

Une nouvelle fois, c’est un collectif d’associations, Collectives et Ardentes, qui menait le cortège. Mais avant le départ prévu aux alentours de 15 h place de l’Yser en Outremeuse, un petit "cri des sorcières" était organisé… pour conjurer le sort.

"Le but de cette sorte de haka, c’est bien d’affirmer son identité", nous expliquait Éléonore Dock "meneuse de revue" du jour... mais féministe et artiste liégeoise, "ici, on parle de l’identité de sorcière, qui est une image forte de la femme".

En rythme et en chantant, des centaines de Liégeoises ont donc entonné ce message insistant : "nous sommes fières, des femmes libres…". Tête haute et poing en l’air. Un message clair pour affirmer sa position. Un message presque guerrier… en font-elles trop ? "Trop ? Jamais", répond l’artiste à cette question volontairement provocante. "Il suffit de voir les chiffres. Aujourd’hui encore, 80 % des tâches ménagères sont assumées par les femmes. Nous occupons des boulots à temps partiel, il y a une réelle inégalité salariale"… Sans parler de l’accès à certaines professions… l’inégalité est un fait. "Et aujourd’hui, l’égalité est un mythe". On retiendra, ce dimanche, une importante présence d’hommes dans le cortège... "Tant mieux, car ce n’est pas seules dans notre coin que nous les femmes arriveront à rétablir l’équilibre".

Vers 15 h, le cortège s’est doucement déplacé afin de rejoindre le quai Van Beneden, de traverser le pont Kennedy, sous une pluie battante et d’emprunter les boulevards. Destination : la brasserie Sauvenière, place Xavier Neujean. Mais au fond, pourquoi une cyclo parade ? "Se battre pour le droit de pédaler, c’est surtout défendre le droit de sortir de chez soi, d’être mobile, d’être présente dans l’espace public", indiquait le collectif. Un combat de tous les jours...