On le constate : vivre reclus chez soi pour cause de pandémie de la Covid-19 peut mettre les nerfs à fleur de peau. Les relations de couple ou au sein de la famille peuvent devenir difficiles au point de glisser quelques fois vers des actes de violence verbale ou physique.

Pourtant, au parquet de Liège, les chiffres certes très interpellants ne montrent pas d’augmentation du nombre de dossiers ayant trait aux violences intrafamiliales.

Ainsi, en 2019, le nombre de dossiers indicés sur ce thème pour les divisions de Liège, Huy et Verviers se chiffrait à 4 923. Pour l’année 2020, avec 9 mois de pandémie compris dans la période examinée, le nombre de dossiers était de 4 397. Les dossiers étaient donc en diminution.

Au parquet de Liège, on ne s’explique pas vraiment cette réduction, estimant juste qu’il est possible qu’il y ait eu moins de dossiers ouverts, vu les difficultés de se mouvoir et d’aller déposer plainte dans un commissariat. Mais il ne s’agit là que d’une hypothèse.

En revanche, au niveau de la santé mentale, les choses sont beaucoup plus inquiétantes.

En effet, en 2019, pour la seule division de Liège du parquet éponyme, les magistrats ont ordonné 446 mises en observation dans diverses infrastructures médicales de la région.

Des chiffres toujours aussi inquiétants

En 2020, après un premier trimestre dans la lignée de l’année précédente, les chiffres ont augmenté, dès le début du confinement, pour arriver à un total annuel de 520 mises en observation, soit une augmentation substantielle de plus de 16,5 %.

En outre, pour les trois premiers mois de 2021, les chiffres sont également très inquiétants puisque le nombre de dossiers est de 132. Ils étaient de 119 en 2020 pour 110 en 2019.