Le rendez-vous avait été fixé ce mercredi à 11 h 30 devant l’escalier d’honneur de l’ancien palais de justice de Liège. Vêtus de leurs toges, avocats et magistrats liégeois ont manifesté leur mécontentement à l’occasion du début de la campagne "66 jours pour sauver la justice".

Le mouvement n’est pas limité à Liège : il concerne l’ensemble du pays. Depuis 2015, le 20 mars est devenu la "journée de la justice". Cette année encore, les acteurs du monde judiciaire étaient invités à faire entendre leurs voix en se rassemblant devant les palais de justice de chaque arrondissement.

En 2019, 66 jours séparent la journée de mobilisation des élections fédérales du 26 mai. Décidés à placer le refinancement de la justice parmi les priorités du prochain gouvernement, les associations de magistrats du pays en partenariat avec Avocats.be et les différents barreaux, ainsi que le Syndicat des avocats pour la démocratie, la plateforme Justice pour tous, et la Ligue des droits humains, ont lancé cette nouvelle compagne.

Le slogan choisi pour la campagne est "L’État de droit, j’y crois !", afin d’attirer l’attention sur une des revendications principales du monde judiciaire, à savoir le respect de la loi sur les cadres et un financement adéquat de l’Ordre judiciaire, ainsi que la nécessité d’un accès effectif à la justice pour tous les citoyens.

"Nous exigeons le respect de la loi et de la Constitution, qui ont été institués pour nous protéger tous", a déclaré Paul Dhaeyer, porte-parole de l’association syndicale des magistrats et lui-même magistrat à la cour d’appel de Liège, applaudi par les manifestants. "Nous souhaitons que la justice des cours et tribunaux soit réellement indépendante du pouvoir exécutif", a-t-il poursuivi.