Rencontre avec Mauro Lenzini, député socialiste au sein du Parlement wallon.

Fils d’immigrés italiens, Mauro Lenzini est né en 1957, à Liège. Sa mère était arrivée en Belgique à 16 ans afin de rentrer à la FN, et son père avait quitté l’Italie à 18 ans pour aller travailler à la mine. Ayant grandi dans les quartiers populaires du nord de la Cité ardente, Mauro Lenzini a d’abord “fréquenté l’athénée, avant d’effectuer des études techniques de chimie, dès 14 ans”, commence l’intéressé. Il est ensuite allé à l’Université, où il a décroché une licence en biologie en 1981, puis a effectué “un doctorat en sciences à l’Université de Liège et à Norwich”, ajoute-t-il.

Après avoir été chercheur-assistant à l’Université, le scientifique est devenu en 1990 “assistant à l’ISIL, devenue depuis lors le département ingénieur de la Haute École de la Province de Liège”, relate-t-il. Il y a ensuite été nommé chargé de cours et chef du service de chimie et biochimie.

Âgé aujourd’hui de 61 ans, Mauro Lenzini est marié depuis 34 ans avec sa femme et il est le père de deux enfants, un fils et une fille, désormais adultes. Il est en outre grand-père d’une petite-fille depuis un an. À côté de sa vie familiale et professionnelle, Mauro Lenzini a toujours été actif dans la vie sociale et associative. Membre du PS depuis 1982, il a décidé de s’impliquer en politique à partir de 1992, année de son déménagement à Oupeye.

À cette époque-là, le PS était en majorité absolue à Oupeye, avant d’être repoussé dans l’opposition en 1994, précise Mauro Lenzini, je me suis alors présenté en 2000”. Élu dès sa première élection, Mauro Lenzini a vécu six années d’opposition, avant d’être élu bourgmestre en 2006, et réélu en 2012. Député wallon depuis 2009, l’homme est devenu bourgmestre empêché en 2014, et est conseiller communal depuis les élections locales de 2018.

Réélu pour un troisième mandat de député en mai 2019, Mauro Lenzini souhaite poursuivre le travail entamé dans des matières comme “l’enseignement supérieur ou l’environnement”, sourit l’intéressé. Avant d’ajouter : “J’ai toujours été quelqu’un de gauche. Au vu de mon parcours, le thème de l’ascenseur social me tient particulièrement à cœur. Il est important de permettre à chacun d’arriver où il le souhaite. L’autre fil conducteur de mon engagement, c’est la défense de la démocratie, du droit de parole, de la liberté d’expression”, conclut-il.