Travaux La société en charge du chantier relatif au tram de Liège connaît des difficultés à Hannut.

Il y deux mois, on faisait le point dans ces colonnes sur les 25 chantiers à venir en terres hannutoises, et ce dans le cadre des plans d’investissements communaux (PIC). Lesquels sont subsidiés par la Région wallonne dans le cadre d’un système de droit de tirage qui concerne l’ensemble des entités. À Hannut, dont une des particularités est de disposer de 320 km de voiries communales réparties sur les 17 villages de l’entité, il est donc impératif de pouvoir objectiver et planifier les différentes interventions.

Et ce d’autant qu’un certain retard a été pris concernant le dernier PIC, couvrant la période 2017-2018, pour lequel une vingtaine de chantiers sont encore à réaliser. Au total, ont indiqué les autorités communales, ce ne sont pas moins de 25 interventions qui sont programmées d’ici la fin de cette année. Tant le centre que neuf des villages hannutois sont concernés par ces travaux, visant la réfection de 6 km de voiries communales. Si deux phases sont prévues, pour un montant respectif de 450 000 euros chacune, la première doit être terminée avant les congés du bâtiment.

Un manque de sérieux et de diligence

Le souci est que cette salve de travaux a assez mal débuté. En cause, à en croire le bourgmestre Manu Douette (MR) qui a été interrogé à ce sujet par l’opposition H + lors du dernier conseil communal : un manque de sérieux et de diligence dans le chef de l’entreprise chargée de les exécuter. En l’espèce, il s’agit de la société Colas, laquelle a par ailleurs fait l’actualité récemment en mettant sur pied un partenariat avec Construform afin de satisfaire aux besoins du chantier du tram de Liège. Basée à Crisnée, la division Sud Est de cette filiale d’un groupe mondial fait en effet partie du consortium privé Tram Ardent chargée de le mener à bien.

Ainsi, au beau milieu des congés de Pâques et à la veille d’une course cycliste, la société a informé la Ville qu’elle ne pourrait pas procéder à la pose du tarmac comme convenu. De quoi susciter l’ire du maïeur qui a dû recourir en urgence à des ouvriers communaux afin d’effectuer le travail. Soit une mauvaise publicité pour Colas à l’heure où se profile le chantier du tram.