Au travers du projet européen PacteSur, comme les villes de Nice et de Turin.

Protéger les villes alliées contre le terrorisme en sécurisant les zones urbaines et ce, sur le thème du renforcement des capacités des forces de sécurité et des citoyens… Voilà en résumé l’objectif de ce projet, lancé par la Ville de Nice et financé à 90 % par la Commission européenne. Son nom : PacteSur.

Cette semaine, Liège a donc adhéré à ce projet européen… tout comme les Villes de Nice et de Turin qui, à l’instar de la Cité ardente, ont connu un épisode dramatique.

Concrètement, PacteSur, c’est un projet qui se déroulera sur 3 ans (2019-2021) et qui concerne plusieurs villes (14) issues de 10 pays, dont la France, l’Italie, le Royaume-Uni, l’Espagne et l’Allemagne. Dans ce cadre, le 28 mars dernier, Willy Demeyer se rendait d’ailleurs à Nice, au lancement de PacteSur qui étudient la sécurisation des zones urbaines face au terrorisme et le renforcement des capacités d’intervention des forces de sécurité…

Sécurisation mobile

À Liège, point de promenade des Anglais bien sûr mais, comme l’a démontré l’attaque perpétrée le 29 mai 2018, le risque zéro n’existe pas. En outre, les zones sensibles sont nombreuses.

Si à Turin le travail devrait être réalisé sur des caméras et qu’à Nice, une sécurisation fixe est requise (promenade des Anglais), "la Ville de Liège doit quant à elle travailler sur des aspects de sécurisation mobile", précisent les autorités. De cette manière, le dispositif mis en place restera "souple" et pourrait être utilisé lors de festivités telles que le 15 Août ou la Foire d’Octobre. Selon nos informations, il s’agirait de structures adaptées (comme des barrières) permettant de remplacer les "big bags", souvent difficiles à mettre en place.

L’adhésion à ce projet pour la Ville de Liège lui permettra concrètement de réaliser des investissements à hauteur de 200 000 euros, visant à sécuriser prioritairement la place Saint-Lambert et le Carré. Deux zones identifiées par une analyse de risques…

À noter que PacteSur ne se limitera pas à une protection matérielle donc. Dans une deuxième phase, le projet ambitionne également une collaboration avec les acteurs locaux des villes concernées (architectes, artistes… police), pour permettre au dispositif d’être aussi "intégré" qu’efficace.