Le CDH a coiffé le MR au poteau en s’associant au PS.

Nous l’annoncions ce samedi, le PS était devenu LE Parti à Séduire à Verviers pour les deux partenaires de la majorité CDH-MR ; d’ennemis jurés relégués sur les bancs de l’opposition en 2012 en effet, les socialistes ont su profiter de la discorde née entre le CDH et le chef de file des libéraux et sont devenus le partenaire idéal. Grand artisan, bien malgré lui, de cet accord, Freddy Breuwer a en effet fini par entraîner son parti avec lui dans l’opposition. Muriel Targnon (PS) et Benoît Pitance (CDH) l’ont ainsi annoncé officiellement ce samedi en fin de journée, lors d’une conférence de presse organisée en urgence à l’Hôtel Verviers, « un préaccord a été conclu ». PS et CDH achèveront cette mandature ensemble.

« Nous estimons qu’avec cette majorité, nous pourrons travailler avec une plus grande sérénité », a commenté Muriel Targnion ce samedi, « nous avons désormais bon espoir de faire avancer plusieurs gros dossiers ». Les observateurs l’auront noté, le PS ne fait pas qu’accéder à la majorité, il en devient le leader de fait, lui qui avait obtenu le meilleur score en 2012. Cinq places sur neuf se libèrent donc au sein du collège. Le PS devrait communiquer ce dimanche sur le nom des futurs échevins mais on peut déjà citer, avec certitude, Malik Ben Achour et Hasan Aydin ; ce dernier n’était autre que le meilleur score en 2012 derrière Claude Desama, il a déjà accepté de faire un pas de côté pour laisser sa place à Muriel Targnion qui devient dès lors la première femme bourgmestre de Verviers.

L’autre nouvelle du jour, c’est le retrait (définitif ?) de Marc Elsen. Le futur ex-bourgmestre n’a pas voulu s’exprimer ce jour et n’était d’ailleurs pas présent lors de la conférence mais son parti a réaffirmé son soutien envers lui. « Il s’agit d’un choix personnel de sa part », a précisé Benoît Pitance, nouveau leader CDH à Verviers, « Il est très clair que s’il l’avait voulu, il aurait eu sa place dans ce collège ». Et de souligner « l’acte de grande noblesse » et « l’immense sacrifice » de Marc Elsen.