Mobilité Les autorités locales ont écrit à la présidente du comité de direction de la SNCB.

Waremme et sa gare, c’est toute une histoire… Les plus anciens se souviendront ainsi que l’ancien bourgmestre Edmond Leburton était surnommé le "chef de gare" en référence à son combat à cet égard en faveur de la capitale de la Hesbaye. Et plus récemment, les autorités communales emmenées par le maïeur actuel Jacques Chabot se sont manifestées, et ce, à plusieurs reprises, auprès de la SNCB afin que la gare de Waremme soit reprise et maintenue en tant que pôle ferroviaire important...

66e sur 531 gares belges

Lequel, rappelle ce dernier, cosignataire d’un courrier qui vient d’être adressé à la présidente de son comité de direction Sophie Dutordoir, constitue "la seule gare pivot hesbignonne sur l’axe de la ligne 36 Liège-Bruxelles-littoral". Et le maïeur socialiste tout comme le conseiller communal Pour Waremme Frédéric Ruelle de mettre en avant les près de 2 000 passagers par jour qui la fréquentent ainsi que le fait qu’elle se situe 66e sur 531 gares belges. En outre, la gare de Waremme accueille un grand nombre d’étudiants et de navetteurs quotidiens, et ce, tant vers Liège que vers Bruxelles.

Une autre spécificité de la gare de Waremme est qu’elle fait partie intégrante du réseau express liégeois, lequel est mentionné dans le nouveau plan de transport 2020-2023. Or, malgré tous ces atouts, il a été indiqué aux autorités communales que différentes décisions défavorables seraient prises d’ici octobre. À savoir respectivement des restrictions concernant l’horaire d’ouverture des guichets, tant en semaine que le week-end, ainsi que la fin annoncée de la présence d’un chef ou d’un sous-chef de gare.

De quoi donc susciter la colère et l’incompréhension des mandataires locaux, craignant une désertification et par là même une insécurisation de la gare de Waremme. "Cette décision va totalement à contre-courant des aspirations politiques du moment et des attentes des citoyens", est-il notamment déploré par ces derniers, évoquant également "un risque accru en matière de sécurité et de bien-être des passagers". En outre, il est mis en évidence le travail jugé nécessaire effectué par le personnel de la SNCB dans l’optique d’une politique de proximité et de service voulue efficace et orientée client.

Bruno Boutsen