Certains acteurs de l'Horeca ont indiqué ces derniers jours leur intention d'ouvrir leurs portes "coûte que coûte" à la date du 1er mai. À Liège, le gouverneur de la province, Hervé Jamar, avait fait savoir il y a une semaine, lors d'une réunion avec les services de sécurité et le bourgmestre, "qu'il ne s'y opposerait pas". Le bourgmestre de Liège, Willy Demeyer, avait alors indiqué au micro de RTL qu'il n'envisageait pas une intervention de la police en cas d'ouverture des terrasses à cette date. Pour lui, ouvrir les terrasses est "la solution pour en finir avec les fêtes clandestines".

Suite à la décision prise par le Codeco d'ouvrir ces dernières, mais une semaine plus tard, le 8 mai, le mayeur a de nouveau confirmé cette volonté. "Si la police intervient avec l'effectif réduit qui est le sien, cela peut poser des problèmes d'ordre public à Liège", a-t-il partagé sur la Une, en mentionnant "la population qui souhaite cette réouverture" et "l'état de détresse des représentants du secteur Horeca". Willy Demeyer a ainsi assuré : "J'ai reçu de manière informelle des signaux du secteur Horeca. Et parallèlement, la police m'a signalé que nous n'avions pas les effectifs suffisants pour mettre fin à ces actions, si elles se déroulent sur l'ensemble du territoire de la ville."

À la question de savoir s'il soutenait cette réouverture clandestine, le chef de la police administrative liégeoise a répondu :"Je n'ai pas à les soutenir ou à les réprouver. Je suis la pour faire en sorte que la cohésion sociale, le calme et l'harmonie règnent sur le territoire".

Les ministres répondent

Annelies Verlinden, la ministre de l'Intérieur a quant à elle rappelé, durant le JT de RTL, leur responsabilité aux restaurateurs : "Je comprends bien les messages et les désirs, mais je voudrais en appeler à tous ceux qui ont des responsabilités, pour continuer à maintenir l’ordre et soutenir les règles. C’est important aussi pour l’adhésion de la population à toutes les mesures sanitaires, même si je me rends compte qu’elles sont dures". Elle a ensuite souligné :"J’ai confiance dans les bourgmestres et la police, ils vont faire respecter les mesures". Frank Vandenbroucke a pendant ce temps rétorqué lors du JT de la Une : "C'est le devoir des bourgmestres de faire respecter les règles. Si aujourd'hui on ne fait pas respecter les règles, c'est très sympathique, mais demain c'est le Far West ! Est-ce que l'on veut cela?". Il a ainsi insisté sur le fait qu' "une semaine en plus, c'est un demi-million de personnes vaccinées en plus".