Gazette de Liége

Les autorités olnoises n’ont jamais caché leur intérêt pour la carrière du Bay-Bonnet, cette exploitation minéralière d’une trentaine d’hectares qui appartient à ArcelorMittal et qui fait vivre 70 familles.

Une somme de 316 000 euros - dont 216 000 servant au rachat de l’assiette de la carrière - avait d’ailleurs été inscrite au budget extraordinaire de 2018, mais l’opération n’avait pu se conclure.

L’idée est loin d’être abandonnée, d’autant plus que Pour Olne, à la tête de la commune, a désormais les coudées franches pour mener à bien son projet et réaliser l’opération de rachat.

"Elle aurait déjà pu être avalisée fin 2018 mais la situation, à nos yeux, n’était pas encore suffisamment mûre. Nous voulons faire les choses correctement, en disposant de l’ensemble des données, avant de retourner devant le conseil avec un compromis de vente. Il demeure à l’heure actuelle beaucoup trop d’inconnues et il faut lever un à un les obstacles juridiques et techniques. Nous ne désespérons cependant pas, d’ici deux à trois mois, d’évoquer cette convention devant le conseil communal", explique Cédric Halin, le bourgmestre de la commune.

Cohabitation harmonieuse

Une chose est certaine, la commune veut être maître du jeu et se prémunir de tout problème ultérieur. "On travaille d’abord sur le foncier pour en devenir propriétaire. On compte également lancer une procédure de marché public dans le cadre de l’exploitation de la carrière, avec un cahier de charges strict, afin qu’il existe une cohabitation harmonieuse entre le futur exploitant et les riverains de Saint-Hadelin, Faweux ou Riessonsart qui sont en première ligne. On souhaite une exploitation de façon raisonnée, en proposant des conditions acceptables pour les riverains. On pourrait interdire les exploitations de nuit, et je pense au concasseur utilisé l’été. On pourrait aussi revoir les méthodes d’explosion qui font trembler les habitations, sans parler du bruit, en prévoyant une autre gestion par des tirs séquentiels."

La concertation sera clairement le levier qui permettra la concrétisation de cet épineux dossier.