Le projet Trilogiport, à Hermalle-sous-Argenteau, a évolué depuis qu’il a été présenté, en novembre 2005, à la population. Raison pour laquelle il doit faire l’objet d’un nouveau permis, le premier, délivré en octobre 2006, n’ayant donné lieu, fin 2008, qu’aux travaux préparatoires non contraignants (réalisation d’un merlon végétal, mise à niveau du terrain, déplacement de conduites ). Aujourd’hui, l’aménagement de cette plate-forme multimodale, destinée à accueillir principalement des activités logistiques liées au transport de conteneurs, est donc au stade de l’étude d’incidences.

Celle-ci, qui a démarré ce jeudi avec la réunion d’information à destination des riverains, a pour objectif d’évaluer les impacts environnementaux sachant que le projet prévoit la construction d’un pont au nord, censé permettre au charroi d’accéder directement à l’autoroute, et l’implantation d’une voie ferrée.

L’investissement nécessaire à la mise en œuvre du Trilogiport s’élève à 65 millions d’euros, dont 20 millions pour les expropriations. Il faut dire que le service public de Wallonie, anciennement le Met, et le port autonome de Liège se sont exposés à un opposant de poids "Electrabel craignait que l’on y construise une centrale SPE", souligne Willy Demeyer, président du conseil d’administration du port autonome de Liège.

Et à la clé ? Pas moins de 2000 emplois. Un autre chiffre qui est avancé est celui de 115 millions d’euros, soit le montant des investissements que projettent de réaliser les futurs concessionnaires. S’il semble incontestable que le Trilogiport devrait contribuer au redéploiement économique de la région liégeoise, il donne quelques inquiétudes aux riverains. Et ce, bien que le directeur général de la mobilité et des voies hydrauliques du service public de Wallonie affirme que des modifications ont été apportées au projet initial.

Les résultats en juillet

"Toute une série d’aménagements et de mesures d’accompagnement ont été intégrées comme, notamment, le déplacement du terminal à conteneurs vers le centre du site, la modification du passage des véhicules vers un nouveau pont sur la Meuse (NDLR : au nord), le développement d’un réseau RAVeL, l’aménagement paysager de la zone tampon garantissant une protection acoustique et visuelle, l’aménagement d’une esplanade en bord de Meuse ou encore la conservation et la protection d’espaces destinés aux pêcheurs", précise Yvon Loyaerts, le directeur général.

Puisque les riverains ont la parole, ils la prennent. C’est ainsi qu’ils souhaiteraient que soit aménagé un accès permettant aux personnes venant du nord de Hermalle-sous-Argenteau d’atteindre directement le pont à construire et ce, de manière à réduire le trafic dans le centre. Et concernant la zone tampon, ils la jugent anecdotique au regard de la hauteur que pourraient atteindre les futurs bâtiments. Les résultats de l’étude sont attendus en juillet. Suivront le dépôt de la demande de permis et l’enquête publique s’y rapportant.