Parmi les grands projets urbains de la législature désormais entamée, figure sans nul doute en bonne place celui ayant trait à la requalification du site du Val Benoît. Soit cet ancien campus universitaire de quelque huit hectares situé en bord de Meuse. L’objectif poursuivi par la Spi, agence provinciale de développement économique et maître d’ouvrage, est la réaffectation de ce chancre urbain peu visible mais pourtant idéalement situé. Ce site trop longtemps en friche devrait donc revivre dans les années qui viennent grâce à la reconversion des bâtiments existants en un vaste îlot d’entreprises auquel doivent s’adjoindre des logements, des bureaux ainsi que des services communautaires et autres équipements publics.

"On va enfin entrer dans le concret", nous assurait récemment (voir "Gazette" du 22 novembre 2012) Françoise Lejeune, la directrice générale de la Spi. Et en effet, selon nos informations, ce projet-phare tant il constitue un exemple emblématique des parcs d’activité économique d’un nouveau genre que cette dernière tente de mettre sur pied - "la notion de verticalité est très importante dans ce projet", disait Françoise Lejeune - avance enfin bon train. Ainsi, après un passage en bureau exécutif de la Spi et au comité d’accompagnement du projet, lequel rassemble toute une série d’intervenants, en fin d’année dernière, le schéma directeur du site, élaboré par le bureau d’architecture Baumans-Deffet, vient d’être avalisé une première fois par le collège communal liégeois. Une première fois car, ainsi que l’explique l’échevine Maggy Yerna (PS), "quasi toutes les options, jugées cohérentes, ont été validées par le collège communal mais plusieurs d’entre elles restent toutefois encore à confirmer".

Il en est ainsi, entre autres, d’une possible extension du Forem, déjà présent sur le site en question, ainsi que de la présence au sein du schéma directeur de l’École supérieure d’acteurs du Conservatoire de Liège, également concernée par ce projet. Il convient aussi de savoir quel sort l’Université de Liège (ULg) compte réserver aux bâtiments dont elle est encore propriétaire, elle qui en a déjà revendu tant à la Ville qu’à la Spi. Mais on apprend que l’un d’entre eux, à savoir l’ancien Institut de mécanique de l’ULg, pourrait bien à l’avenir conserver une fonction éducative. L’idée serait en effet d’en faire à terme un pôle étudiant regroupant plusieurs implantations techniques de l’enseignement communal liégeois (Icadi, Iset...) qui y trouveraient plus de place. Enfin, last but not least, un autre projet évoqué par d’aucuns et ayant trait au site concerné consisterait en l’installation d’un poste avancé de l’intercommunale d’incendie de Liège et environs (IILE), dans le cadre de la réorganisation complète des services d’incendie, au sein d’un bâtiment donnant sur le quai Banning. Mais cette hypothèse n’a à ce stade pu être confirmée ni par la Spi ni par l’IILE.