Colères La dernière réunion du conseil d’administration du Port autonome de Liège s’est déroulée dans un climat tendu et le bourgmestre Demeyer a tapé du poing sur la table au sujet du projet Trilogiport. En cause : la lenteur des procédures mais pas seulement. Il aurait également été reproché à la Région et au ministre Henry d’avoir accordé un permis assorti de conditions drastiques. Référence est faite à l’article 8 dudit permis, qui a trait à l’accès à la future plate-forme multimodale via le nouveau pont Nord à créer sur la Meuse. Un pont dont la construction est prévue dès le début de l’année 2013 et dont le permis fait un préalable à la construction des halls logistiques. Au cabinet Henry, où on qualifie le projet de "maillon essentiel du redéploiement wallon", on estime que "le permis constitue un véritable équilibre entre les attentes des riverains et celles des acteurs économiques". On rappelle en outre que "le permis n’a aucun impact sur le calendrier d’exécution des travaux", que le cabinet Henry dit ne pas maîtriser et qui doivent débuter bientôt.

Enfin, outre cet accès via le pont Nord jugé nécessaire, le conseiller libéral Gilles Foret, lequel s’est fendu récemment d’un coup de gueule en la matière, (re)plaide pour un accès complémentaire au futur Trilogiport par le site sidérurgique de Chertal. "Une solution transitoire peut être trouvée à court terme avec la Région et ArcelorMittal, mais encore faut-il le vouloir", lance-t-il, appelant à un sursaut des forces vives liégeoises. B.B.