Le défi était de reproduire l'ascension du Mont Everest, icône de la chaîne montagneuse de l'Himalaya, dans son pays d'origine soit sur la Montagne de Bueren à Liège, dotée de 374 marches sur 67m de hauteur. "A chacun son Everest, la créativité belge permet de trouver des défis physiques près de chez soi", a déclaré à Belga l'aventurier empêché de gravir des sommets exotiques en période de pandémie.

L'exploit accompli à Liège représente environ 50.000 marches en montée et en descente respectivement, et 9.000 mètres de dénivelé. Pour "simuler les conditions de lenteur due à l'altitude", Louis-Philippe Loncke a porté un sac à dos de 15 kilos en permanence soit, 20% de sa masse corporelle. Parti samedi matin au pied de la Montagne de Bueren, le grimpeur a marché les jours suivants de l'aube au crépuscule et dormi en tente dans le cadre de ce défi baptisé "Everest Bueren Challenge".

"En période de Covid-19, j'ai voulu faire un défi en Belgique, être proche des gens et montrer une certaine endurance et effectuer un effort difficile et long", explique-t-il encore. "J'espère qu'on va tous continuer à faire l'effort de respecter les mesures de sécurité, c'est nécessaire. Si je peux réussir ce défi, on peut tous continuer à mettre le masque quand il le faut", lance-t-il en guise de morale du défi. "C'est le minimum de respect pour les personnes qui souffrent du Covid-19 et le corps médical qui fait son possible depuis des mois".

M. Loncke n'en est pas à son premier challenge: il avait été désigné "aventurier européen" de l'année 2016 lors de la foire des sports Outdoor Ispo à Munich pour avoir parcouru 250 km en 8 jours dans la Vallée de la Mort (Californie) en novembre 2015, 300 km en 12 jours au mois d'août 2016 dans le désert australien de Simpson, et traversé le premier en autonomie les déserts de sel boliviens, soit 250 km en 7 jours en 2016. En 2018, il avait aussi été le premier marcheur à traverser l'île de la Tasmanie durant l'hiver australien, sans ravitaillement.