Le mécontentement des syndicats porte sur l'installation "dans des locaux corrects" de ce service. Le front commun dénonce ainsi l'absence de perspective, à très court terme, quant à son hébergement.

Les bâtiments qui étaient occupés à Lantin ont été évacués et fermés, eu égard à de graves problèmes d'hygiène et de sécurité, tandis que les bâtiments promis à Herstal ne sont pas opérationnels et ne le seront pas avant des mois (voire des années), situent les syndicats.

Le personnel "squatte" dès lors quelques bureaux, des locaux mis à disposition à l'ancien Palais de Justice de Liège et qui sont exigus et ne respectent pas les normes en termes de bien-être au travail et de sécurité, s'inquiète la CGSP Admi.

Après un an et demi d'attente, les organisations syndicales estiment qu'il est temps d'agir, soulignant que cela fait dix ans qu'elles dénoncent l'état "lamentable" des infrastructures de la police fédérale de Liège.

Le front commun pointe également les lenteurs du Masterplan de la police fédérale de Liège à Vottem. Si la première phase, qui comprenait la construction d'un centre d'appels d'urgence 112 et d'un laboratoire pour la police judiciaire fédérale, s'est terminée, la seconde tarde à voir le jour. Elle prévoit la construction d'autres bâtiments pour accueillir le personnel.

La promesse du gouvernement était d'engager la deuxième phase dès la fin de la première, rappelle la CGSP Admi. "Mais, à ce jour, cela fait plus d'un an que la première phase est terminée et rien n'est à l'horizon pour tenir les engagements de la deuxième phase."

Le syndicat socialiste en appelle à Mathieu Michel, ministre de tutelle de la Régie des bâtiments, afin que le personnel puisse disposer d'"installations dignes d'une police moderne et efficace". Il demande un engagement ferme du gouvernement sur la réalisation de la deuxième phase "dans un délai raisonnable".

Un comité de négociation des services de police se tiendra ce mercredi 6 janvier, lors duquel ces deux dossiers seront évoqués.