Le légendaire magazine fait escale à l’abbaye : 130 ans de voyages et d’explorations.

Des devises, le célèbre magazine américain le National Geographic, décliné depuis 20 ans désormais dans sa version française, en a eu beaucoup. Mais celles de Jean-Pierre Vrignaud, nommé rédacteur en chef du magazine en France en 2013, résument assurément l’esprit de cette exposition inédite qui pose ses valises à Stavelot : "Mieux on connaît la planète, plus on a envie de la protéger."

Tel est en effet l’esprit de cette exposition, sorte de prolongation naturelle de l’aura que dégage depuis plus de 130 ans le National Geographic. Durant un an, et pour la première fois en Belgique, l’exposition anniversaire du magazine sera donc à découvrir à l’abbaye de Stavelot. Une immersion dans notre planète, ses trésors, ses espèces… en danger. Pour tous, car la planète nous concerne tous.

Ici, c’est l’aspect visuel des reportages du National Geographic qui est logiquement mis en exergue. "Le paradoxe est qu’il y a moins dans l’exposition que dans un magazine mais il a fallu choisir", nous confiait à Stavelot Gabriel Joseph-Dezaize, rédacteur en chef du National Geographic France depuis 2018. Heureux d’avoir fait le déplacement pour cette première, il se réjouissait : "Le lieu qu’est l’abbaye de Stavelot sublime littéralement les images du National Geograpic ." Un honneur.

À voir, à ressentir…

Deux parties distinctes sont proposées au travers de l’exposition, qui, si elle se résume à des illustrations et à des vidéos, ne manque assurément pas d’impact. D’un côté, les recherches et les grandes découvertes et, de l’autre, les émotions, avec les grands portraits notamment, exercice dans lequel le magazine n’a plus rien à prouver.

Tour à tour, le visiteur découvrira donc cet espace réservé aux profondeurs de nos océans et aux extrémités des pôles ou de l’Everest. Il posera son regard sur ces mondes disparus comme le célèbre Machu Picchu. Il accompagnera aussi les aventuriers dans leurs épopées folles, dont ce périple de 455 jours dans le bush de l’Afrique centrale du biologiste Michael Fay. Il observera enfin le monde animal, sous toutes ses facettes. Sans oublier les grands portraits… à l’abbaye du 30 janvier 2020 au 24 janvier 2021. À voir et à revoir…