L’auditorat du travail a requis une peine de 2 ans de prison avec sursis et 8 ans d'interdiction d'éligibilité à l’encontre d’Alain Mathot devant le tribunal correctionnel de Liège. L'auditorat a aussi demandé une interdiction de commercialité de 5 ans. "Tout au long de ce dossier, Monsieur Mathot a menti pour cacher une vérité inavouable", a estimé le magistrat. " Il est le commanditaire des fausses factures réalisées pour cacher les sommes versées."

Le magistrat a estimé qu'il y avait eu un "pacte de corruption." Dans le dossier, on découvre qu'il a eu la signature de deux conventions et le versement d’un total de 54 000 euros pour des services qui seraient, selon le ministère public de la corruption. "Un contrat qui ouvre la porte à la corruption".

L’homme politique a exercé de nombreux mandats qui auraient pu faire croire selon l'auditorat qu'il avait un réel pouvoir dans l'attribution du contrat et les personnes dans le dossier ont expliqué qu’au départ, c’est Guy Mathot qui était à la manoeuvre. "Guy Mathot étant malade, son fils a été amené à le remplacer." Selon l’auditorat, si les personnes se sont adressées à la famille Mathot, c’est parce que l'on savait qu’elle était influente. "Il était le fils de son père", ont déclaré certains témoins.

"Les éléments du dossier démontrent que Monsieur Mathot était bien contacté pour jouer de son influence", a poursuivi l'auditorat. Le magistrat a rappelé que le dossier a démarré à la suite d'une lettre anonyme. Cette missive contenait des éléments qui ont été confirmés par des éléments concrets.

Selon la défense d'Alain Mathot, qui admet à présent les rencontres avec le directeur d'Inova, il aurait s'agit de sponsoring pour le club de football de Seraing. L'auditorat reproche aussi à Alain Mathot une fraude fiscale de 94 000 euros lors de travaux en noir dans son logement et du blanchiment d'argent. Selon Alain Mathot, si il a réussi à faire autant de dépenses en liquide, ce serait grâce à un versement de 192 000 euros en liquide par sa maman.