Gazette de Liége EDF Luminus entend étendre son parc éolien sur le territoire communal. L’enquête publique démarre le 16 août.

Au début des années 2000, EDF Luminus déposait un premier projet de construction de six éoliennes sur le territoire de la commune de Héron. Il s’agissait au départ de deux bandes de quatre éoliennes au nord de l’autoroute E42. Un projet qui n’aboutira pas.

"On a eu à l’époque une discussion avec Luminus pour modifier le projet. Les éoliennes se trouvaient trop près des habitations", rappelle le bourgmestre de Héron Eric Hautphenne. Sur base de cet échange, EDF Luminus conservera finalement une seule bande de trois éoliennes le long de l’autoroute E42. Trois premières éoliennes de 2,5 MW inaugurées en septembre 2017 par le producteur d’électricité. "Ce parc éolien produit 18 000 000 kWh d’énergie verte par an, ce qui correspond à la consommation moyenne annuelle de 4 500 ménages wallons, sur base d’une consommation de 4 000 kWh/an", explique Martine Moreau, responsable communication chez Luminus.

Toujours en bonne concertation avec la commune, EDF Luminus vient d’introduire une demande de permis pour la construction et l’exploitation de trois nouvelles éoliennes qui viendraient étendre le parc existant. Contrairement au premier projet, "l’idée est de les rapprocher davantage de l’autoroute, cette fois au sud. Les six éoliennes formeraient ainsi une ligne de chaque côté de l’autoroute E42".

La réunion d’information préalable relative à ce nouveau projet de trois éoliennes, nécessitant une étude d’incidences sur l’environnement, a eu lieu le 8 novembre 2018 à la salle communale de Lavoir. La demande de permis a été introduite le 7 juin tandis que l’enquête publique va bientôt commencer. Celle-ci démarrera le 16 août pour se terminer le 16 septembre.

"Nous avons pris acte du dépôt de ce dossier", précise le bourgmestre de Héron Eric Hautphenne qui entend depuis toujours participer au développement de l’éolien "mais pas n’importe où". La commune rendra son avis sur base des commentaires émis par les riverains. Au tour ensuite du fonctionnaire technique et de la fonctionnaire déléguée de la Région wallonne d’accorder ou non le permis.