La Province de Liège plaide pour un accueil alternatif et centralisé de ces personnes.

C’est fin 2018 que le Cass, pour Carrefour santé social, a été inauguré par la Province de Liège. Sis dans l’ancienne caserne militaire Saint-Laurent, ce dispositif socio-sanitaire a pour objectif de répondre davantage aux attentes du public précarisé. Lequel a accueilli depuis lors son lot de personnes en difficulté, à savoir en l’espèce des sans-abri mais pas seulement.

Un public déjà fragilisé

En cette période de crise liée à l’épidémie de coronavirus et au confinement imposé par le fédéral, ces derniers sont également en première ligne face à celle-ci. Et ce d’autant que la plupart des structures d’accueil existantes sur le territoire liégeois ont été contraintes de fermer leurs portes. De quoi faire en sorte que ce public déjà fragilisé soit davantage encore livré à lui-même.

C’est ainsi, comme expliqué par Katty Firquet (MR), députée provinciale en charge des Affaires sociales, que les bénéficiaires habituels du dispositif n’y ont désormais plus accès. " Après contact avec des spécialistes dont le Dr Devos (CHC), il a été décidé de fermer les portes du Cass ." Notamment en raison des risques potentiels de contamination dus à un éventuel rassemblement.

En outre, il y a fort à parier que les personnes concernées souffrent de l’une ou l’autre pathologie. Elles n’ont donc plus accès aux douches, lavoirs, consignes, ni à l’infirmerie, au salon de coiffure et à l’accueil canin. " Mais un médecin est présent afin d’accueillir en cas de besoin les personnes qui le désirent ." Et ce aux heures habituelles des permanences et via la rue Monulphe.

Plus largement, la Province souhaite s’inscrire dans un accueil alternatif et si possible centralisé de ces personnes. Lesquelles, le plus souvent en grande précarité, nécessitent un hébergement d’urgence. De par leur statut précaire, elles sont éloignées des médias et des recommandations sanitaires. Il s’agit en l’espèce des SDF mais aussi du public hébergé dans des abris…

À cet égard, la députée provinciale évoque une proposition récente émanant du gouvernement régional. Laquelle fait référence aux multiples appels à l’aide provenant notamment de professionnels du secteur, de directions, de fédérations… Le fait est que de nombreuses structures d’accueil ont fermé leurs portes, faute de personnel et sans aucune alternative.

C’est ainsi qu’il est demandé par la Région, compte tenu des besoins urgents existants en la matière, que les gouverneurs soient mobilisés. Et ce afin de prendre les mesures nécessaires à l’échelle provinciale pour organiser un accueil alternatif présentant des garanties sanitaires. Le but étant de pouvoir veiller si possible au confinement de ce public, ce vers quoi on se dirige.