Politique Le président et la vice-présidente du collège décryptent les grandes lignes du budget 2020.

L’an dernier à pareille époque, c’est un budget de transition que la "nouvelle" majorité PS-MR présentait devant le conseil provincial. Et ce, en prélude à la déclaration de politique générale, laquelle a été adoptée fin 2018 et est censée "fixer un cap ambitieux et responsable" à la Province.

Alors que le conseil a entamé ce lundi quatre jours de session budgétaire, le président du collège Luc Gillard (PS) et sa vice-présidente Katty Firquet (MR) ont décrypté les grandes lignes du budget 2020. Soit en l’espèce le premier "vrai" budget de la législature.

Les citoyens et les communes restent les deux partenaires de la Province et il s’agit au travers de ce budget 2020 de rechercher des équilibres entre les priorités. Et ce, dans un contexte quelque peu compliqué pour l’institution, qu’il s’agisse de la diminution du fonds des provinces ou de la problématique liée aux pensions (poids de la cotisation de responsabilisation imposée par le niveau fédéral…).

Au budget ordinaire, un boni étant constaté sur un total de 461 millions d’euros en ce compris les subventions du personnel enseignant, les recettes et les dépenses sont en hausse, les premières de 4 % (sans augmenter la fiscalité) et les secondes de 3 % (celles de personnel avoisinant les 70 %).

"Un véritable plan d'investissements"

Concernant le budget extraordinaire, c’est "un véritable plan d’investissements" qui est mis en avant. Ce dernier se chiffre à près de 50 millions d’euros financés surtout par des emprunts. Un accent est mis sur le soutien à la supracommunalité (via Liège Europe Métropole) et sur le financement des zones de secours, 20 % du fonds des provinces y étant alloués.

Parmi les autres priorités du collège : la mobilité durable avec la finalisation du réseau des points-noeuds, la culture avec la concrétisation du "Pôle Bavière", les transitions numérique et écologique avec la création d’un service apicole et de ruches connectées, la santé et le social avec le développement du Carrefour santé social sur le site de la caserne Saint-Laurent, le sport avec la rénovation du complexe de Naimette-Xhovémont, sans oublier les investissements massifs en matière d’enseignement et de formation, chiffrés à près de 12 millions d’euros.

Bruno Boutsen