Culture Ce sera le thème de la Biennale de l’image possible qui aura lieu à l’automne prochain à Liège.

La crise sanitaire que nous vivons toujours n’empêche pas de se projeter dans un futur relativement proche. Ainsi donc, on a appris que la 12e édition de la Biennale de l’image possible (BIP2020) se déroulera à Liège du 19 septembre au 25 octobre.

Lequel événement, organisé par le centre culturel de Liège Les Chiroux, a été créé en 1997. D’abord centré sur la photographie, BIP prend un tournant en 2016, intégrant les dimensions de plus en plus hybrides et hétérogènes de l’image contemporaine.

Deux lieux insolites dans le centre-ville

Cette année, BIP a décidé de sortir des musées et d’investir deux lieux insolites situés dans le centre-ville. À savoir d’une part l’ancien magasin Décathlon et d’autre part "La Menuiserie", soit d’anciens ateliers communaux destinés à abriter un centre d’entreprises dédié aux transitions.

Fenêtre voulue ouverte sur toutes les formes d’images, BIP est une manifestation qui entend explorer les possibles à travers la photographie et les arts visuels. Pour son édition 2020, BIP se pose la question de l’impact de l’art.

Sa programmation centrale reposera sur les trois projets sélectionnés à l’issue de l’appel lancé fin 2019. Les propositions retenues font appel à des artistes de tous horizons et origines, élargissant l’interrogation de départ et promettant de belles découvertes.

Événement d’envergure internationale, BIP réunit des artistes belges tels que le photographe d’origine liégeoise David Widart mais aussi étrangers comme l’Espagnole Laia Abril. Et ce, tant au travers du parcours "in" que de la programmation "off", laquelle prendra place dans différents lieux et autres galeries.

BIP2020 a germé dès 2019 dans une période troublée où, des gilets jaunes aux manifestations pour le climat, de la montée des populismes aux revendications des minorités, les confrontations sont légion.

De quoi donc selon les organisateurs rendre la thématique de cette année encore plus actuelle. Depuis lors, comme on le sait, la crise du Covid-19 est passée par là et elle a "rendu encore plus nécessaire et urgent de poser cette question". Trois autres lignes de force ont été définies dont celle de sortir des musées, celle de diminuer l’impact écologique et celle d’élaborer un programme événementiel.

Bruno Boutsen