La liste de l'ancien bourgmestre démis des ses fonctions arrive en tête.

Le moins que l'on puisse écrire est que même s'il s'agit d'une commune qui ne compte qu'environ 6 000 habitants, Remicourt faisait l'objet des attentions ce dimanche.

Et pour cause, serait-on tenté d'écrire, au vu de la situation politique (brossée il y a peu) tendue qui a cours depuis plusieurs années au sein de cette localité hesbignonne.

Ce dimanche, aux environs de minuit, aucun résultat valable n'était toutefois encore sorti des urnes, alors que pas moins de sept listes étaient en présence lors du scrutin.

Il a donc fallu attendre ce lundi matin pour se rendre compte que l'ancien bourgmestre Thierry Missaire, démis de ses fonctions en 2017, était arrivé en tête.

Motion de méfiance en 2017

Ce dernier, élu en 2012 sous la bannière Entente citoyenne qui avait réussi à renverser les socialistes au pouvoir depuis longtemps, a fait l'objet d'une motion de méfiance.

Et ce durant une législature qui fut donc pour le moins agitée politiquement parlant et qui a vu Jérôme de Neuville accéder lui aussi au poste de maïeur.

Par listes interposées, à savoir Renouveau et Entente citoyenne 2.0, les deux hommes se sont donc livrés une bataille que le premier a donc remporté haut la main.

Alors qu'un recomptage des voix a été exigé, la liste Renouveau est arrivée assez largement en tête avec plus de 34 % des suffrages exprimés.

En deuxième position, on retrouve les socialistes du bourgmestre historique Jean-Marie Heyne (PRS) qui totalisent quant à eux plus de 24 %.

Les socialistes de retour ?

Une majorité confortable est donc possible entre ces deux formations, soit une alliance entre socialistes et libéraux, mais à la condition que ces derniers s'entendent.

Ce qui, à l'heure d'écrire ces lignes, n'était pas encore assuré, d'autant qu'une éventuelle alliance entre Renouveau et EC 2.0 (18 % des voix) est quasi impossible.

Quant à une majorité qui réunirait EC 2.0 et PRS, elle est numériquement insuffisante et nécessiterait un apport de VOUS ! (10 %) ou de Horizon (8 %).

Mais ces derniers, lesquels ne représentent que deux élus (l'ancien président de l'USC et un ancien échevin), sont les perdants de l'élection.

Alors que le probable futur bourgmestre de Remicourt était injoignable, son concurrent parle quant à lui d'une "victoire à la Pyrrhus".

Bruno Boutsen