De tout temps et qui plus est à l’approche d’une rentrée scolaire, la problématique de la survie des petites écoles en milieu rural fait la une de l’actualité. En ce mois d’août 2020, lequel est pour le moment caniculaire et alors qu’un semi-confinement est désormais à nouveau de mise, la problématique refait surface.

Et ce, en l’espèce, au sein du village de Pousset, situé dans l’entité de Remicourt. Seule une école maternelle, dénommée Les P’tits Pousset, subsiste dans ce petit village sis à quelques encablures du pôle scolaire de la ville de Waremme. Particularité de cette école du réseau libre qui abritait autrefois également des classes de primaire, elle existe depuis… 1830.

Le souci, à l’aube donc de la prochaine rentrée scolaire et alors que le Covid-19 fait encore rage, c’est qu’il manque quelques élèves. Et ce, afin de pouvoir assurer la survie de cet établissement scolaire. Lequel, s’il est petit par la taille (une dizaine d’élèves et six membres du personnel) ne l’est pas par l’enthousiasme tant de l’équipe éducative que des parents d’élèves !

Ces derniers, via l’association de parents, sont d’ailleurs plus que jamais mobilisés auprès de la directrice, Anne Delbrouck. Et celle-ci, ayant sonné le tocsin quant à la situation de l’école, d’évoquer "une petite bulle sécurisante", contexte sanitaire actuel oblige… En réalité, il ne manque qu’une poignée d’élèves (quatre désormais) pour que le compte soit bon.

À cet égard, présent sur place ce mercredi lors d’une première journée portes ouvertes (une seconde sera organisée le 22 août), le représentant du pouvoir organisateur, à savoir les écoles catholiques de Waremme, pointe "l’incohérence des décisions politiques". "En cette période de Covid, les inscriptions sont difficiles pour les parents qui ont peur", souligne Freddy Renier.

À l’appui de ses dires, ce dernier évoque la décision récente de prolonger de deux à trois ans le contrat des enseignantes et des puéricultrices. "Aucune décision conservatoire n’a été prise pour contrer la baisse de population scolaire."

La norme étant de 14 élèves inscrits, une dérogation à 12 élèves est cependant envisageable. Si ce chiffre n’est pas atteint, la fermeture sera inéluctable… De quoi décupler la motivation des soutiens de cette école à "pédagogie verticale", y compris des parents d’anciens élèves, lesquels louent le projet éducatif.